Justice

Un jeune homme de 24 ans décède malgré un appel au 15 : la famille va porter plainte

Estéban Vermeersch est décédé le 30 janvier dernier, des suites d'un pneumothorax. Moins de 48 heures auparavant, le médecin régulateur avait mis sa gêne respiratoire sur le compte d'un problème musculaire.

25/08/2025 Par Aveline Marques
Faits divers / Justice
Justice

"J'ai l'impression que je respire à moitié. Comme si mes poumons, je ne les remplis pas", souffle avec peine Estéban Vermeersch au centre 15 du Mans, dans la soirée du 28 janvier dernier. Au bout du fil, le médecin régulateur, "vraiment pas inquiet", pense à un problème musculaire et lui indique de prendre un antalgique, rapporte Ouest-France ce lundi 25 août

La nuit suivante, le jeune homme de 24 ans, 1m85 pour 59 kilos, se met à vomir, mais sa mère, restée à ses côtés, ne rappelle pas le 15. "On a fait confiance aux médecins", confie-t-elle au journal local. Au réveil, son fils est "très pâle", ses lèvres "légèrement violacées". Dans l'après-midi, très inquiète, la mère d'Estéban rappelle. "Ils me disent la même chose, en précisant que je peux l'amener si je veux être rassurée", relate-t-elle. 

Mais le jeune homme fait un arrêt avant d'atteindre la voiture. Les pompiers interviennent et transfèrent Estéban au CH du Mans, où il décède le 30 janvier, au matin, des suites d'un pneumothorax.

Deux rapports d'expertise de médecins réanimateurs, sollicités par la famille, concluent à une prise en charge non conforme, "un défaut d'appréciation juste de la gravité du patient" et "une erreur de diagnostic". Dénonçant le silence du centre hospitalier, qui n'a pas souhaité s'exprimer auprès de Ouest-France, la famille va déposer plainte pour "homicide involontaire". 

[avec Ouest-France]

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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Anne SAINT-MARC FUHRER
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 10 mois
A l’heure actuelle, avec le nombre de patients qui appellent, avec la « plasticité » de l’interrogatoire (qui est primordial) selon le patient qui appelle entre ceux qui ne savent pas dire leurs symptômes et ceux qui « majorent », l’absence d’examen clinique, je plains vraiment les médecins qui régulent car il peut y avoir de reelles urgences au milieu d’un tas de cas qui ne nécessitent pas un appel au 15. Et je plains bien sûr le jeune homme et les parents, il est clair que vu l’état qui s’est dégradé, il fallait qu’il soit examine. Comment éviter ça à distance sans envoyer tout le monde ou presque aux urgences? Ça me paraît infaisable. La visio, oui, peut-être comme il est dit dans un commentaire, et encore… pas sure que ça suffise dans tous les cas. Très casse gueule, la régulation. Et des vies gâchées.
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Patrick Leroux
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Médecine générale
il y a 10 mois
Quand , j'intervenais en Ephads certaines avaient fait l'acquisition de saturometres qui montraient souvent des chiffres" inquiétants "pour les aides soignantes, concernant des personnes très âgées anemiees, insuffisantes cardiaques ou respiratoires , parfois déjà sous O2 et finalement qui ne changeaient pas la prise en charge Dans le cas présent, il y a malheureusement une faute d'appréciation de la situation. Inévitablement, on songe à la surcharge de travail des services d'urgence submergés . Dans les dernières années de mon exercice 200/2011, j'ai vu aussi des erreurs manifestes d'appréciation (malgré un courrier circonstancié) ; lesquelles ne se seraient pas produites lors de mes premières années d'exercice (année 1976 et plus)car dans ces cas incertains on pouvait garder les patients en observation et clarifier des situations complexes ou incertaines P. Leroux
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M A G
4,8 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 10 mois
Pourquoi pas une campagne : tout foyer doit avoir un saturomètre + un thermomètre en état de marche. Voire un tensiomètre électrique. Ça coute peanuts, et ça peut aider dans les décisions à distance.
 
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