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Rapport de l'IGF : l'Ordre des médecins se dit victime des "failles" de l'Etat

Après la publication de trois rapports sur les ordres des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, l'Inspection générale des finance recommande d'étudier la piste d'une suppression ou d'une fusion des ordres professionnels. Les ordres des médecins et des pharmaciens ont réagi et dénoncé des rapports "volontairement à charge". 

05/06/2026 Par Sandy Bonin
Déontologie
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"Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) conteste avec la plus grande fermeté les conclusions du rapport de l'Inspection générale des finances, publiées lundi 1er juin, qui méconnaissent la réalité des missions ordinales et les transformations déjà engagées" a-t-il commenté dans un communiqué, après la publication d'un rapport sévère de l'IGF qui recommande à court terme une réforme profonde des ordres. Elle appelle les pouvoirs publics à réfléchir à leur éventuelle suppression ou fusion en un seul et même Ordre. 

L'Ordre des médecins juge que ce rapport "présente une lecture à charge" et "passe sous silence les réformes conduites depuis plusieurs années et renforcées depuis juin 2025". Il estime que ce document "fait peser sur l'institution la responsabilité de failles qui relèvent de carences législatives et d'insuffisances structurelles pourtant identifiées par le rapport lui-même". Un constat partagé par le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens qui pointe également que "certaines situations, évaluées comme des manquements" sont "en grande partie la résultante de retards ou de lacunes de la part de l'Etat" qui l'ont "placé [...] en difficulté". 

"Propositions radicales"

Le Cnom dénonce également les "propositions radicales" de l'IGF "telles que la suppression des ordres ou la fusion de toutes les professions au sein d’une structure unique". "Non chiffrés et formulés sans étude d'impact, ces scénarios ignorent la réalité de la régulation de plus de 340 000 médecins et traduisent une vision centralisatrice, éloignée des besoins et des réalités des territoires", juge l'instance ordinale. "La régulation par les pairs n'est pas un principe abstrait, elle est une garantie concrète pour les patients. Elle permet de concilier exigence déontologique, connaissance du terrain et prise en compte des situations individuelles, au plus près des réalités de l’exercice", se défend l'Ordre des médecins.  

Alors que l'IGF recommande la rationalisation des réseaux ordinaux en facilitant la fusion de certains conseils départementaux, le Cnom insiste sur "la complémentarité de ses trois échelons : départemental, régional et national". "Ensemble, ces trois niveaux garantissent un Ordre à la fois proche, réactif et pleinement engagé au service de la profession et de la santé collective", plaide l'institution.  

Mis en cause dans l'affaire Urgo, un dossier où des pharmaciens ont été condamnés pour avoir accepté des avantages fournis par ce laboratoire, "le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens tient à rappeler qu'il a mis en œuvre des moyens nécessaires dans ce dossier inédit à dimension nationale mettant en cause plus de 8 000 pharmaciens". Il ajoute qu'à partir du moment où "il est informé de l'existence de poursuites pénales en cours, le Conseil national se constitue systématiquement partie civile [...]. A [ce jour], il a manifesté sa volonté de se constituer ainsi dans près de 2 000 dossiers", écrit l'Ordre dans son communiqué.

L'IGF a estimé que le contrôle des liens d’intérêt avec les industriels au titre du dispositif anti-cadeaux était très insuffisant pour les trois ordres étudiés. Des "défaillances" ont également été observées dans le traitement des informations reçues de la part des parquets. "Des agissements ayant fait l'objet d'une condamnation pénale définitive, par ailleurs manifestement contraires à la déontologie, peuvent ainsi ne donner lieu à aucune poursuite. C'est le cas dans l’affaire Urgo, où des conseillers régionaux de l'Ordre national des pharmaciens ont décidé d'écarter l'engagement de poursuites disciplinaires en complément de l'action pénale à l’encontre de pharmaciens condamnés, dans un contexte où ces conseillers étaient eux-mêmes mis en cause pour les mêmes faits", a pointé le rapport de l'IGF. 

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Si ces medicaments ne sont vraiment pas ou peu efficace,il faut ,tout simplement, interdire leur commercialisation! Car la réal... Lire plus

6 débatteurs en ligne6 en ligne
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FRANCOIS CORDIER
4 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 2 mois
" éventuelle suppression ou fusion en un seul et même Ordre." Vue son origine politique (Vichy, centre de la sous-France collaborative), Vue son évolution stratégique (contre la profession) et déontologique déclinante depuis l'origine, Vue sa polarité partisane en faveur des "victimes" plaignantes et au parfait mépris de la présomption d'innocence des professionnels mis en cause, Vue sa parfaite collaboration et obédience aux oukases étatiques et technocrasseuses ayant conduit à la lente et irréversible Désertion en cours, nous autres, praticiens de terrain et de proximité à nos humains patients, pouvons légitimement considérer la parfaite équivalence entre une fusion et une suppression de cette institution-simple-relais du pouvoir central. La suppression coûtera tout simplement moins cher (simplification administrative !) . . . . ou plutôt rapportera davantage à l'Etat et clarifiera définitivement la dictature centraliste de paris et de ses cours administratives . Cette suppression est d'ailleurs une opportune occasion de confisquer la cotisation que l'Etat ne supprimera pas pour la capter directement en faisant mine de renflouer un "budget" toujours faillitaire . . . . . . avant la mise sous tutelle de nos "hauts décideurs" eux même sous la férule du FMI ; Remarquons au passage que "fusion" équivaut à mélanger des ordres distincts en un seul, ultime et indistinct. . . . . . . DESORDRE ! (définition du CHAOS). Un astrophysicien y verrait les claires prémisses du "big crunch" !
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Dr GAUTIER
643 points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 2 mois
Je me suis fait tabasser par un surveillant pénitentiaire qui fait plus de deux fois mon poids à qui je refusais une ATI : il a porté plainte ! ; j'ai été bloquée dans mon bureau par un autre surveillant : il a été expulsé par les forces de police : j'attends sa plainte . Un expertisé a fait irruption dans mon bureau pour récupérer son portable refusant d'attendre pendant une expertise avec un confrère. Il a eu son portable mais pas son aptitude : il a porté plainte. On a arrêté de siéger au conseil médical , Il y a 15 jours, les medecins étant insultés s par les représentants syndicaux . La délégation du CNOM qui pilote le CDOM 75 dissous porte plainte à mon encontre Elle se fait chambre d'enregistrement des allégations diffamatoires sous prétexte que " "les signalement sont concordants et sans lien apparents "( sic ); Non seulement les expertisés sont au même syndicat mais ils écrivent dans leur plainte se connaître . L'Ordre refuse de transmettre les dossiers dématérialisés , envoie des recommandés, et invite confraternellement à aller consulter les dossiers sur place , histoire de simplifier notre vie et d'épargner notre temps et notre énergie. J'ai arrêté de faire des expertises pour la justice, je termine celles pour lesquelles je m'étais engagée auprès les autres administrations, et stop ; vous pouvez me joindre au 06 50 77 74 42
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Francois Lhuisset
2 k points
Débatteur Passionné
il y a 2 mois
Les CNO ne font même pas respecter la déontologie, ou juste quand cela les arrange. En plus comme ils sont compromis à cause de leurs magouilles financières ils ne défendent pas les professions médicales face aux instances gouvernementales: ils sont les fidèles roues de transmission des ordres gouvernementaux même si la déontologie est mise à mal. Cela peut être pire avec "l'ordre pour tous", une occasion de tout changer pour que rien ne change. Il faut une vraie réforme ou une vraie suppression remplacée par des syndicats. C'est leur monopole qui a permis la dérive observée.
 
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