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Médecin généraliste accusé de négligence après le décès d'une patiente : la plainte de l'Ordre rejetée
Le conseil de l'Ordre des médecins de Vendée avait porté plainte contre un généraliste après le décès d'une patiente. L'instance estimait que le praticien n'avait "pas pris le temps et le soin nécessaire" pour prendre en charge cette femme de 44 ans.
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L'affaire commence à l'automne 2024. Une femme de 44 ans, fumeuse et atteinte de troubles anxio-dépressifs, consulte un médecin les 23 et 29 novembre pour une douleur thoracique avec des palpitations "évoluant depuis plus d'un mois avec des crises de plus en plus fréquentes". Le généraliste, installé à Saint-Urbain (Vendée), ne s'alarme pas et prescrit à la patiente des examens complémentaires, rapporte le Courrier vendéen.
Elle décède peu de temps après, sans avoir pu réaliser ces examens.
Estimant que le praticien n'a pas assez pris au sérieux les symptômes de la patiente, son mari dépose une plainte auprès du conseil départemental de l'Ordre des médecins (CDOM) de Vendée en 2024. Il dénonce des "négligences graves" de la part du praticien, ayant "entraîné la mort" de son épouse, selon Le Courrier vendéen.
L'homme retirera finalement sa plainte après une conciliation amiable, durant laquelle le généraliste a reconnu avoir "fait une boulette". Mais l'affaire de s'arrête pas là, le CDOM ayant aussi porté plainte contre le médecin. Pour l'instance ordinale, le praticien n'avait "pas pris le temps et le soin nécessaire" pour soigner cette patiente atteinte d'un mal "grave", "urgent" et "curable".
Des causes du décès encore floues
"Cela nous arrive à tous d'avoir une vision tunnel", a assumé le président du CDOM, lors de l'audience devant la chambre disciplinaire, estimant que le généraliste était "débordé, avec une grosse clientèle". "Mais il aurait déjà dû éliminer une angine de poitrine", a-t-il regretté. "Elle[la patiente, NDLR] avait tous les symptômes qui pourraient laisser penser à un AVC."
La patiente, qui n'a pas été autopsiée, serait décédée d'une crise cardiaque. Elle est "peut-être décédée d'autre chose", a reconnu le président du CDOM lors de l'audience publique.
Dans un jugement du 7 mai 2026, rendu public récemment, la chambre disciplinaire de première instance des Pays de la Loire de l'Ordre des médecins affirme que "le conseil départemental de l'Ordre n'établit pas que le médecin ne se serait pas mis en capacité de pratiquer des soins conformément aux règles de l'art, avec dévouement et conscience". Elle rejette ainsi la plainte du CDOM. "Il ne résulte pas de l'instruction que les douleurs subies [par la patiente] auraient dû nécessairement alerter le docteur sur de potentielles difficultés cardiaques urgentes, dont il n'est au demeurant pas établi qu'elles ont été la cause du décès de sa patiente", conclut la chambre.
[avec Le Courrier vendéen]
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