La plainte de Didier Raoult contre Karine Lacombe examinée par la justice

12/09/2022 Par Sandy Bonin
Faits divers / Justice
Le tribunal correctionnel de Marseille a examiné vendredi 9 septembre la plainte en diffamation de l'infectiologue marseillais Didier Raoult contre son homologue parisienne Karine Lacombe. 

 

Les faits datent de juillet 2020. Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, interrogée sur les différences de taux de survie en réanimation entre Paris et Marseille, avancées par Didier Raoult, avait répondu : "Il a des actions en justice pour mensonges devant la commission parlementaire qui sont en cours." L'infectiologue faisait référence à l'audition du Pr Raoult par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la gestion par le Gouvernement de la crise du coronavirus. 

A l'issue de cette audition, Martin Hirsch [alors à la tête des Hôpitaux de Paris] avait "envoyé une lettre à l'Assemblée nationale disant que j'avais fait un faux témoignage, mais il n'y a jamais eu de plainte", a rappelé vendredi le Pr Raoult. 

Pour Didier Raoult, présent à la barre vendredi, l'attaque de Karine Lacombe à son encontre était "insupportable".  "Je considère que c'est grave d'être accusé de faux témoignage devant l'Assemblée nationale, alors que je respecte ce pays", a insisté Didier Raoult au tribunal. "On peut me traiter de fou, etc., mais quand j'ai entendu que cette fausse information a été colportée, je me suis dit qu'il fallait arrêter ça." 

"Le problème, ce n'est pas tant d'avoir parlé de 'mensonges', c'est de faire penser qu'il y avait des actions en justice en cours", quelque chose qui "reste dans l'oreille de l'auditeur", a défendu Maître Brice Grazzini, conseil de Didier Raoult. Ces propos diffamatoires ont engendré un préjudice moral "énorme" pour Didier Raoult, a-t-il ajouté. Estimant de ce fait "ne pas pouvoir l'évaluer", l'avocat réclame 10.000 euros à titre provisionnel pour son client. 

La défense de Karine Lacombe et de la directrice de publication d'Europe 1 a plaidé la relaxe, se fondant sur la "bonne foi" de la médecin parisienne et de la station de radio. 

Le tribunal rendra son délibéré le 22 novembre. 

[Avec AFP] 

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Claire FAUCHERY

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