"Les patients ont vu un médecin 12% plus vite" : aux urgences du CHU de Clermont, la régulation est adoptée

25/09/2023 Par Mathilde Gendron
Urgences
Cet été, le CHU de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) a expérimenté la régulation de l'accès à ses urgences adultes. Le bilan est positif, avec une activité en baisse de 3% et des patients qui ont pu voir un médecin plus rapidement. Le dispositif a été mis en place pour une durée illimitée.

  Comme de nombreux établissements, le CHU de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) a expérimenté cet été un dispositif de régulation de l'accès aux urgences adultes. De 18 heures à 6 heures du matin, les patients étaient invités à composer le 15 au préalable ; ceux qui se présentaient spontanément au SAU étaient réorientés, en l'absence d'urgence vitale, par une infirmière d'accueil et d'orientation vers le Samu.   L'heure est désormais au bilan. Et il est plutôt positif. “Des patients ont trouvé des solutions en dehors de l’hôpital, dans des centres d’activité non-programmée ou vers des médecins libéraux. Leur situation ne justifiait pas une prise en charge immédiate”, explique Christine Rougier, directrice générale du CHU de Clermont-Ferrand.   Une activité aux urgences diminuée de 3% Grâce à ce dispositif, le personnel a indiqué que l’activité aux urgences avait diminué de près de 3% du 1er juin au 31 juillet, et qu’un patient sur cinq a été réorientés vers le 15. Pour le Dr Julien Raconnat, chef du SAU adultes, le dispositif a permis une amélioration des prises en charge. “Du 1er juin au 31 août, les patients qui ont pu rentrer au sein du service des urgences, ont vu un médecin pour la première fois 12% plus vite que si le filtrage n’avait pas été mis en place”, assure-t-il. Si les patients sont mieux soignés, les médecins, eux, bénéficient de meilleures conditions de travail. “On a entendu l’année dernière beaucoup de médecins et de soignants qui n’étaient pas satisfaits, qui menaçaient de partir en disant qu’ils ne resteraient pas dans ces conditions. Depuis la réorganisation, ils ont retrouvé du sens dans leur quotidien”, souligne le Pr Jeannot Schmidt, chef du pôle Samu-Smur-Urgences du CHU de Clermont-Ferrand. Le CHU de Clermont-Ferrand a fait savoir que ce dispositif avait passé la phase expérimentale. Il est maintenant mis en place pour une durée illimitée. De son côté, Pascale Guyot, syndicaliste FO Santé, tient à rappeler que “ces mesures se mettent en place tout en continuant à fermer des lits et en continuant la politique de destruction de l’hôpital public, en continuant à étrangler les établissements financièrement”. [Avec France3-regions]  

 
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1 commentaire
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Médecine générale
il y a 9 mois
On parle toujours des trains qui arrivent à l'heure. C'est fou. ...Lire plus

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