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Après une hémorragie, une femme de 85 ans passe 6 jours sur un brancard aux urgences du CHU d'Orléans

Âgée de 85 ans et victime d'une hémorragie, une ancienne élue municipale orléanaise a dormi cinq nuits sur un brancard aux urgences du CHU. Elle a fini par signer une décharge pour pouvoir rentrer chez elle. 

07/08/2026 Par Sandy Bonin
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"Je ne peux pas garder ça pour moi." À 85 ans, et deux semaines après son passage aux urgences, Nino-Anne Dupieux a décidé de partager sa mésaventure à nos confrères d'ICI Orléans.  En juillet dernier, après une hémorragie, elle a dû être prise en charge en urgence au CHU d'Orléans. Elle est restée six jours et cinq nuits sur un brancard au service des urgences avant de signer une décharge de sortie contre l'avis médical et de rentrer chez elle.

"Tous les jours, le personnel espérait me trouver une chambre. Et dans cet énorme hôpital, il n'y avait pas une chambre pour une vieille dame comme moi", regrette-t-elle. "Je voyais les couloirs remplis de brancards, avec sur chacun, des personnes qui avaient besoin des urgences", rapporte Nino-Anne Dupieux.

Malgré la difficulté de la situation, l'ancienne élue a rendu hommage aux "anges" de l'hôpital. "Des gens extraordinairement humains, gentils, professionnels, attentifs : du brancardier au médecin, en passant par les internes, les infirmières. Ils méritent un hommage", relève l'octogénaire. 

Le CHU d'Orléans a reconnu des "tensions sur les capacités d'hospitalisation en aval des urgences" et a annoncé une réouverture de lits, prévue dans plusieurs services entre les mois de septembre et novembre. "Un programme de réouverture de 42 lits de médecine a été présenté aux instances de l’établissement. Cette réouverture, prévue entre septembre et novembre 2026, représente une augmentation de 6,1 % de la capacité en lits par rapport à 2025", indique le centre hospitalier universitaire d'Orléans dans un communiqué.

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1 débatteur en ligne1 en ligne
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Nicolas Delestret
466 points
Débatteur Passionné
Psychiatrie
il y a 1 mois
Cette dame était une élue écologiste, qui a donc directement participé aux décisions qui appauvrissent la France depuis 50 ans. L'état de l'hôpital n'est qu'une des nombreuses conséquences de cette politique ayant pour objet de punir toujours plus ceux qui travaillent ou prennent des risques, et de récompenser l'inactivité et le confort. On ne peut pas tuer l'entreprise, le travail, l'innovation, redistribuer de façon universelle même aux valides en âge de travailler, payer des retraites toujours plus longues, produire toujours moins et importer toujours plus, s'endetter toujours plus, avoir deux millions de fonctionnaires de plus que les autres pays, et espérer avoir des services publics de bonne qualité. En France, le PIB par habitant s'effondre tous les ans par rapport au reste du monde. Traduction : tous les ans nous devenons un pays encore plus pauvre. Et c'est normal : c'est le principe même du socialisme : plus d'état, plus d'impots, plus de pauvreté.
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M A G
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 1 mois
Les tensions sur les lits sont parfaitement normales. 6.1% de plus, c'est peanuts. Même doubler, je ne suis pas sûre que cela suffise. Car , une fois que les gens se voyent dans un lit, ils vont s'y accrocher (ou plutôt leur familles) le plus longtemps possible. C'est une décision parfaitement rationnelle, d'ailleurs. Entre rester à l'hopital, tout pris en charge, personnel 24/7, y compris médecins et infirmières, et rentrer à la maison, surtout quand les enfants sont en vacances et le personnel de soins à domicile est rare, le choix est vite fait. Et les places en EHPAD sont rares, payantes, et de plus c'est le symbole qu'il n'y aura pas du mieux, et que la fin approche. Et le personnel hospitalier n'a aucune incentive à les faire sortir : en cas de soucis, on va leur tomber dessus. Même si , pour la plupart de personnes (très) âgées, la prolongation de l'hospitalisation n'a aucun effet bénéfique. Quiconque a travaillé à l'hopital publique voit bien de quoi je parle. Je sais, je sais, c'est scandaleux ce que je dis. Il faut prendre mieux soin de nos aînées, aucun sacrifice n'est trop grand, il ne faut pas avoir une "logique comptable" etc etc (Je sais très bien ce qui dira la bien pensance. )
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pierre frances
2,6 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
C'est très triste, et cette situation n'est pas unique. Il existe au sein de pas mal d'établissements des "bed managers" qui ont pour rôle de trouver des lits. En fait ils majorent la masse financière administrative, et répondent fréquemment qu'il n'y a pas de solutions.
 
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