@Gorodenkoff/Stock.adobe.com
Après une hémorragie, une femme de 85 ans passe 6 jours sur un brancard aux urgences du CHU d'Orléans
Âgée de 85 ans et victime d'une hémorragie, une ancienne élue municipale orléanaise a dormi cinq nuits sur un brancard aux urgences du CHU. Elle a fini par signer une décharge pour pouvoir rentrer chez elle.
@Gorodenkoff/Stock.adobe.com
"Je ne peux pas garder ça pour moi." À 85 ans, et deux semaines après son passage aux urgences, Nino-Anne Dupieux a décidé de partager sa mésaventure à nos confrères d'ICI Orléans. En juillet dernier, après une hémorragie, elle a dû être prise en charge en urgence au CHU d'Orléans. Elle est restée six jours et cinq nuits sur un brancard au service des urgences avant de signer une décharge de sortie contre l'avis médical et de rentrer chez elle.
"Tous les jours, le personnel espérait me trouver une chambre. Et dans cet énorme hôpital, il n'y avait pas une chambre pour une vieille dame comme moi", regrette-t-elle. "Je voyais les couloirs remplis de brancards, avec sur chacun, des personnes qui avaient besoin des urgences", rapporte Nino-Anne Dupieux.
Malgré la difficulté de la situation, l'ancienne élue a rendu hommage aux "anges" de l'hôpital. "Des gens extraordinairement humains, gentils, professionnels, attentifs : du brancardier au médecin, en passant par les internes, les infirmières. Ils méritent un hommage", relève l'octogénaire.
Le CHU d'Orléans a reconnu des "tensions sur les capacités d'hospitalisation en aval des urgences" et a annoncé une réouverture de lits, prévue dans plusieurs services entre les mois de septembre et novembre. "Un programme de réouverture de 42 lits de médecine a été présenté aux instances de l’établissement. Cette réouverture, prévue entre septembre et novembre 2026, représente une augmentation de 6,1 % de la capacité en lits par rapport à 2025", indique le centre hospitalier universitaire d'Orléans dans un communiqué.
La sélection de la rédaction
Les oraux ont-ils leur place dans les examens de médecine ?
Suzanne 42
Non
Les oraux CLASSANTS n'ont pas leur place à mon avis car, si imparfaites que puissent être les épreuves écrites, celles-ci demeuren... Lire plus