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Après le décès de son père contaminé par le Covid-19 à l’hôpital, elle poursuit l’Etat

12/07/2021 Par Pauline Machard
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Un homme de 76 ans, vacciné, a succombé au Covid-19, qu’il a contracté à l’hôpital. Sa fille et ses proches ont saisi l’Etat.  La famille endeuillée appelait à ce que la vaccination des soignants soit rendue obligatoire...c'est désormais chose faite.

  La chronologie de l’affaire est la suivante : mi-mars, Fabien Cohen-Ganouna, un ancien plombier à la retraite de 76 ans, immunodéprimé mais qui a reçu les deux doses du vaccin Pfizer, est hospitalisé dans plusieurs établissements du Val-de-Marne pour une fracture de la hanche. L’homme est isolé dans une bulle sanitaire pour le protéger, mais celle-ci est traversée par des soignants, non vaccinés pour certains, racontent plusieurs médias. Un mois après sa première hospitalisation, l’homme est testé positif au Covid-19. Il décèdera du virus le 2 mai. Pour sa fille Johanna, il n’y a pas de doute : “On l’a tué”. Selon ses déclarations, “si les soignants étaient vaccinés, mon père serait encore vivant”. Selon une information du Parisien publiée le 9 juillet, la préparatrice en pharmacie a saisi, par la voie d’une demande indemnitaire, le Premier ministre. Elle et ses proches accusaient l’exécutif de ne pas avoir imposé la vaccination aux soignants.  Du côté de l'Elysée, la donne a depuis changé, puisque dans son allocution du lundi 12 juillet au soir, Emmanuel Macron a d'emblée annoncé la vaccination obligatoire non seulement des personnels soignants, mais aussi des personnels non-soignants des établissements médicaux et médico-sociaux. Ainsi que des professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées ou fragiles, y compris à domicile. Ils ont jusqu'au 15 septembre pour s'y conformer.  Concernant la demande d'indemnisation de la famille, elle peut être sollicitée dans le cas d’un décès lié au coronavirus “auprès de la commission de conciliation et d’indemnisation des victimes d’accidents médicaux compétente”, tandis qu’un “signalement est fait auprès des autorités sanitaires”, indique l’AP-HP dans un document transmis aux patients, et rapporté par LCI.

Interrogé, Me Benjamin Fellous, l’avocat de la famille, soulignait que “la famille ne souhaite toutefois pas traquer le soignant responsable de la transmission du virus, ni même son service, mais bien attaquer l’Etat”.  [Avec LCI, Ouest-France, Le Parisien]  

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