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Une plainte déposée suite aux accusations de triche aux Ecos
Une plainte a été déposée auprès du parquet de Paris après la diffusion d'une lettre anonyme dénonçant des irrégularités et fraudes lors des derniers Ecos. Pour l'heure, six plaignants se sont joints à ce recours, selon leur avocat, Juan Branco.
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Il y a quelques jours, une lettre anonyme de 18 pages dénonçant de graves faits d'irrégularités et de triches lors des derniers Ecos a fuité sur les réseaux sociaux. Ces accusations n'ont pas manqué de faire réagir les étudiants en médecine. Face à l'ampleur de la polémique, certains ont même décidé de saisir la justice puisqu'une plainte contre X a été déposée auprès du parquet de Paris, a annoncé mercredi 16 septembre l'avocat Juan Branco, sur le réseau social X.
Cette plainte est "dirigée contre toute personne que l'enquête permettra d'identifier comme auteur ou complice d'une fraude aux examens et concours publics", peut-on lire dans la version publique anonymisée du document, qu'Egora a pu consulter. Pour l'heure, six plaignants sont associés à cette plainte.
La lettre, écrite par une personne se présentant comme un étudiant en médecine, témoigne de fuites de sujets en amont des Ecos, organisés en juin dernier. Elle fait aussi état de comportements "inadaptés" d'examinateurs, de "mots cachés" dans des toilettes… et est accompagnée de copies d'intitulés de stations – sur lesquelles sont notés les candidats – et de grilles de notation. Les étudiants ne sont pourtant "pas censés" avoir accès à ces documents avant et après ces épreuves, a assuré à Egora la Pre Isabelle Laffont, présidente de la Conférence des doyennes et doyens de médecine.
Face à ces accusations, le Centre national de gestion (CNG), en charge de l'organisation des Ecos, s'est défendu dans un communiqué, assurant qu'aucun élément ne pouvait pour l'heure mettre en évidence "une fraude caractérisée". Mais ces justifications sont "parfaitement insuffisant[e]s", selon Juan Branco. Par ailleurs, "le fait que les autorités aient été avisées dès juillet de la situation est particulièrement préoccupant", abonde l'avocat sur X.
Pour faire la lumière sur cette affaire, les ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur ont annoncé le lancement d'une mission "flash", dont les conclusions sont attendues le 15 octobre. "Les pièces et constatations de cette mission doivent être recueillies et confrontées aux éléments obtenus par les enquêteurs. Les investigations pénales et la conservation des traces doivent être engagées sans attendre son rapport", insiste Juan Branco, dans la plainte. Selon l'avocat, "l'identification de l'auteur de la lettre et des personnes ayant communiqué les sujets appelle la mobilisation des pouvoirs d’enquête judiciaire, notamment pour recueillir et exploiter les messages, fichiers et données de connexion dans les conditions prévues par le code de procédure pénale".
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