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@iovanni Cancemi/Stock.adobe.com

Ebola : enfin une lueur d’espoir

Peut-être assiste-t-on enfin à une inflexion dans l’épidémie d’Ebola qui sévit en République Démocratique du Congo (RDC) depuis mai dernier.

18/09/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Infectiologie
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"Nous commençons désormais à observer des signes encourageants qui montrent que nous gagnons du terrain" sur l'épidémie, a déclaré le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse au siège de l'organisation à Genève.

La RDC a déclaré mi-mai, avec plusieurs semaines de retard, sa 17ème épidémie d'Ebola. A ce jour, plus de 7 200 cas dont plus de 3 500 décès ont été recensés dans sept provinces de l'est du pays, a indiqué le chef de l'OMS. Il a expliqué, lors de la conférence de presse que la transmission est en baisse dans les zones les plus touchées de la province d'Ituri, foyer de l'épidémie, tandis que le Sud-Kivu n'a signalé aucun nouveau cas depuis mai. "Les essais (cliniques) sur les traitements et la prophylaxie post-exposition s'accélèrent, grâce à un engagement accru des communautés" et "les essais cliniques sur les vaccins devraient débuter dans les semaines à venir", a-t-il indiqué. "Mais ne vous y trompez pas, l'épidémie continue de progresser et de tuer", a-t-il averti. Tedros Adhanom Ghebreyesus a signalé que "les indicateurs clés ne s'améliorent pas encore comme ils le devraient", soulignant que "la riposte devra être maintenue et renforcée pendant de nombreux mois encore, qui s'annoncent difficiles". 

Cette riposte "commence à porter ses fruits" grâce à une meilleure surveillance et au suivi des contacts, mais "nous avons encore de très nombreux mois devant nous", a renchéri à ses côtés Maria Van Kerkhove, chargée de la prévention et de la préparation aux épidémies et pandémies à l'OMS, appelant à faire preuve d'un "optimisme prudent". 

De grandes différences d’évolution selon les régions

Dans le Nord-Kivu, le nombre de cas augmente "rapidement", selon le chef de l'OMS, avec un doublement des cas hebdomadaires au cours des deux dernières semaines, passant d'environ 100 à plus de 200. "La région est si vaste qu'il est difficile de parler d'une seule épidémie : il y a plusieurs flambées, réparties dans de nombreux endroits", des grandes villes comme Kisangani aux villages isolés, "qui nécessitent chacune une réponse adaptée", a expliquéTedros Adhanom Ghebreyesus. La forte mobilité de la population, l'isolement de certaines zones et les attaques contre les humanitaires compliquent encore la lutte contre l'épidémie dans cette région.

L'Africa CDC et l'OMS avaient lancé en juin un appel de 518 millions de dollars pour financer la réponse à l'épidémie jusqu'en novembre. Face à l'évolution de la situation, ces organisations et les autorités de RDC ont lancé début septembre un nouvel appel de 1,3 milliard de dollars pour les six mois à venir, auxquels s'ajoutent 1,1 milliard de dollars demandés fin août par l'ONU pour l'aide humanitaire, a indiqué aux journalistes Chikwe Ihekweazu, qui dirige le Programme OMS de gestion des situations d'urgence sanitaire.

Divers essais vaccinaux

Il n'existe aucun vaccin ni traitement homologué à ce jour contre la souche Bundibugyo à l'origine de la flambée actuelle.

Quelque 70 000 doses du vaccin Ervebo, homologué contre Zaïre, une autre souche du virus, ont été envoyées en RDC pour évaluer son impact sur Bundibugyo. Plus de 3 000 agents de santé et travailleurs en première ligne ont déjà été vaccinés à Kisangani, a indiqué Meg Doherty, directrice du programme Sciences au service de la santé à l'OMS. 

En parallèle, l'étude observationnelle Bravo, menée par l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF), doit débuter dans les prochains jours, avec l'objectif de vacciner environ 20 000 personnes pour évaluer l'efficacité du vaccin sur la morbidité et la mortalité, selon l'experte de l'OMS.

Par ailleurs, un essai clinique de phase 2-3 doit aussi débuter en RDC, à une date encore incertaine, avec le vaccin Ervebo, puis les vaccins ChAdOx1 et de Moderna, ces deux derniers étant conçus spécifiquement contre Bundibugyo.

Les oraux ont-ils leur place dans les examens de médecine ?

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Les oraux CLASSANTS n'ont pas leur place à mon avis car, si imparfaites que puissent être les épreuves écrites, celles-ci demeuren... Lire plus

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