Image générée par IA

Image générée par IA

A 4 ans, il vit avec un fragment de cathéter dans le bras : l'hôpital condamné

06/04/2017 Par Aveline Marques
Image générée par IA

Image générée par IA

Le tribunal administratif vient de condamner le centre hospitalier de Roubaix à verser plus de 10.000 euros aux parents du petit Youenn, en réparation du préjudice subi.

Le 27 juillet 2013, Youenn, 11 mois, est hospitalisé aux urgences pédiatriques de Roubaix dans un état fiévreux. Des antibiotiques sont administrés par voie veineuse. Mais au deuxième jour du traitement, quand l’infirmière retire l’obturateur en plastique du cathéter sur la main droite de l’enfant, le filament en plastique a disparu. La soignante le cherche sous le drap, sous le lit. Seule explication : le fragment de cathéter a migré dans les veines du bébé. "Un sentiment de panique total", de "détresse" gagne alors les parents. "Et si ce fragment remontait dans le cœur ou le cerveau de notre bébé ? On a eu peur de perdre notre enfant, on s’est dit qu’on allait repartir sans lui", relate la mère devant le tribunal administratif lors de l'audience, fin janvier.  

Matériel défectueux

  Après deux jours d’observation supplémentaires, la famille rentre chez elle. Quelques jours plus tard, elle reçoit un courrier qui accompagne le rapport hospitalier. "On nous a écrit que le risque que ce fragment remonte au-delà du coude était minime", explique la mère de Youenn. Mais les parents, inquiets, demandent à l'hôpital de reconnaître l'accident pour que leur enfant soit pris en charge en cas de complications. En juin 2014, une expertise judiciaire est demandée : ni les radios, ni les échographies ne permettent de localiser le fragment de cathéter. "Pour l’expert, il est impossible qu’il se soit résorbé, explique Me Wilpart, avocate des parents de Youenn. Il précise qu’il n’y a pas eu de manipulation maladroite du dispositif, et que l’hypothèse la plus vraisemblable est celle d’un matériel défectueux." Depuis trois ans, les parents de Youenn vivent dans l'angoisse. "Ce risque sera toujours là, souligne sa mère. Quand on le lave, on regarde s’il n’y a pas un signe extérieur de rejet. C’est toujours présent." Le 4 avril, le tribunal administratif a condamné le CH de Roubaix, reconnu responsable sans faute, à verser 10.000 euros. Le fabricant du cathéter défectueux agira en garantie de l'établissement. [avec lavoixdunord.fr]

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

3 débatteurs en ligne3 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3