Elle s'est fait passer pour une médecin pendant trois ans : une mère de famille condamnée à deux ans de prison ferme

01/04/2022 Par Pauline Machard
Faits divers / Justice
La jeune femme de 31 ans, titulaire d’un BTS en gestion immobilière, avait d’abord exercé en tant que médecin du travail puis en tant qu’ophtalmologiste. Des activités qui lui auraient permis de déclarer près de 70.000 euros de revenus annuels en 2019 et 2020.  

Trois ans de prison, dont deux ans ferme, avec mandat de dépôt. C’est la peine dont a écopé une mère de famille de 31 ans, qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), pour s’être notamment fait passer pendant plus de trois ans et demi pour une médecin du travail, sans en avoir les diplômes, relate Le Parisien.  

Les faits remontent au début de l’année 2018, retrace le quotidien francilien. Sans travail depuis deux ans, la jeune femme, titulaire d’un BTS en gestion immobilière, postule… à une offre de médecin du travail au Centre de médecine du travail et de santé au travail (Ciamt) à Champs-sur-Marne. Pour appuyer sa candidature, elle fabrique de faux diplômes, ainsi qu’une fausse attestation d’inscription au tableau de l’Ordre des médecins de Seine-et-Marne. Elle se justifiera à la barre arguant qu’elle était “acculée par le besoin d’argent”, raconte Le Parisien.  

Pendant plus de trois ans, sa stratégie fonctionne, elle réalise même des vaccinations contre le Covid-19. Il faut attendre octobre 2021 pour que le Ciamt porte plainte contre elle, découvrant que son employée utilise un numéro RPPS inconnu de l’Ordre, et la licencie. Et il s’avère que pendant cette période, la fausse médecin du travail a porté pendant sept mois un bracelet électronique… pour des faits antérieurs, fait même savoir Le Parisien.  

L’affaire ne s’arrête pas là. L’enquête diligentée par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat d’agglomération de Noisiel montre que, après avoir été démasquée, la jeune femme a récidivé. Trois mois après son licenciement, elle a usurpé l’identité de deux ophtalmologistes et réalisé plusieurs vacations à Serris, Meaux, Claye-Souilly, ainsi qu’au centre Ophtalmed de Noisy-le-Grand. 

[Avec Le Parisien

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