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L’étudiant en médecine prescrivant des neuroleptiques à des patients était un brancardier

Un brancardier âgé de 20 ans s’est fait passer pour un étudiant en médecine pendant plusieurs mois, profitant de ses stages pour prescrire des neuroleptiques à des patients en subtilisant des codes et identifiants à des médecins.  

Employé comme brancardier par le CHU de Saclay (Essonne), un jeune homme de 20 ans s’est fait passer pour un externe en médecine, étudiant à l’université Paris Descartes. Profitant de la mise en place du distanciel, il assistait à tous les cours depuis chez lui. Pour brouiller les pistes, il affirmait à ses camarades de promotion, avec lesquels il s’était lié, avoir effectué sa Paces et sa deuxième année à l’université de Rouen. Il n’a d’ailleurs pas assisté aux partiels de fin d’année, affirmant avoir alors contracté le Covid-19.  

Franceinfo, qui révèle l’affaire, explique que sa fausse identité a été révélée lors de son stage en psychiatrie, à l’hôpital Saint-Anne. Il aurait ainsi profité de sa présence dans les murs de l’établissement pour contacter directement des patients et leurs familles en se faisant passer pour un médecin, allant même jusqu'à prescrire à plusieurs reprises des neuroleptiques (chlorpromazine). Pour ce faire, le brancardier avait subtilisé des codes et identifiants à des praticiens de l’hôpital. Selon la radio, il aurait aussi assuré des gardes et pénétré à plusieurs reprises dans le bloc opératoire de l’hôpital Cochin.  

Mis au courant en février, le doyen de l’université a immédiatement mis fin à son faux parcours, l’étudiant lui ayant de plus envoyé une série de faux justificatifs. Mais selon Franceinfo, il aurait renouvelé ses agissements depuis son signalement à la justice, mi-février.  

L’AP-HP a donc saisi le procureur de la République de Nanterre. Le parquet des Hauts-de-Seine a ouvert une enquête préliminaire et saisi la brigade parisienne de répression de la délinquance contre la personne. Tous les hôpitaux parisiens ont alerté l’ensemble des cadres hospitaliers en diffusant un message interne et l’identité du brancardier.  

[avec Franceinfo

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