Les infirmières scolaires dans la rue pour demander 15.000 postes supplémentaires

24/05/2023 Par La rédaction
Paramédicaux
Ce mardi 23 mai, dans l'après-midi, 350 infirmières scolaires sont sorties dans la rue à l’occasion d’une marche blanche, à Paris, pour montrer leur détresse. Elles demandent au Gouvernement plus de moyens.  

 

"Ce métier est en train de perdre tout son sens", a rapporté à l’AFP une infirmière scolaire travaillant dans un collège. A Paris, du Sénat au ministère de l'Éducation, 350 infirmières scolaires ont battu le pavé mardi lors d’une marche blanche pour dénoncer leurs conditions de travail. Elles réclament de meilleurs salaires, plus de moyens, et le maintien de la médecine scolaire parmi les compétences de l’Etat. "Nous sommes une énième fois dans la rue pour dénoncer nos conditions de travail, nous ne pouvons pas être les dernières roues du carrosse", a poursuivi la soignante. Alors que le 10 mai dernier, un rapport pointait déjà les difficultés de la santé scolaire.  

Pourtant, le rôle de ces infirmières scolaires est essentiel, souligne la profession. "Avant, l'infirmière scolaire était quasi invisible, les élèves ne la connaissaient pas. Aujourd'hui, les missions ont explosé, il y a beaucoup de prévention, de dépistage en plus du suivi des élèves qui, depuis la deuxième vague du Covid, vont globalement très mal", raconte Patrice Charroy, infirmier de l'Education nationale dans un lycée professionnel du Loiret. "La réussite des élèves passe par un suivi de santé efficace, et pour cela il nous faut des moyens et pas des miettes", a indiqué Gwenaëlle Durand, présidente du Snies-Unsa. 

Depuis les années 1990, les infirmières scolaires dénoncent le manque d’effectifs de plus en plus important. "Avec plus de 18 millions de consultation chaque année, les infirmières scolaires sont le pivot de la santé à l'école. Mais avec le manque de moyens, (...) les conditions de prise en charge des élèves s'aggravent. Il est urgent que le Gouvernement agisse", a déclaré Saphia Guereschi, secrétaire générale du Snics-FSU. Pour la profession, il faudrait créer 15 300 postes.  

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Marie GILARDI

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