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Le cauchemar de trois étudiants en Paces, admis puis recalés en médecine par erreur

fait entrer pour nous expliquer ce qu’il s’était passé. Ils nous ont dit que c’était une erreur à cause du matériel. En réalité, ils nous ont expliqué que le correcteur des grilles entrait les corrections dans une machine pour la programmer. Sauf qu’en fait, la feuille de correction qu’on lui a fourni avant la programmation était fausse. Ce n’est donc pas une erreur matérielle. C’est une erreur faite par un humain”, s’insurge celui qui rêve de devenir anesthésiste. 

Problème, cette erreur n’a pas eu un effet domino sur tous les candidats. Au contraire, puisque cette erreur ne concerne qu’une épreuve de spécialité coefficient 3, elle pouvait pénaliser certains candidats…. et en favoriser d’autres. Un constat qui ne fait qu’ajouter un peu de colère à leur abattement. “On nous a dit que les hasards avaient fait que nous étions les seuls impactés”, rage Matthias. 

Les jeunes étudiants veulent donc se battre. “Notre combat, c’est de retrouver notre place en médecine”, affirme Margaux. Or, depuis le rendez-vous avec les doyens, la situation est figée. “C’est vraiment la goutte d’eau de trop après une année compliquée”, explique-t-elle. 

Lors de la réunion, les responsables de l’université ne leur ont pas parlé de réintégration, arguant du fait que le numerus clausus était une décision nationale, prise par le ministère. Ils leur ont donc fait comprendre qu’il fallait compter sur l’évolution de la liste d’attente… Ou les autres filières, le cas échéant. De son côté, Margaux a également passé sage-femme, et Julie, kiné. Matthias lui, n’a pas prévu de plan B. “Il n’y avait aucune empathie. On est sortis plus mal qu’on y était entrés”, se désole Margaux. 

D’autant que leurs espoirs de voir la liste pour médecine bouger est maigre. “L’an dernier, ça a évolué d’une place donc Matthias à encore une chance”, dit Julie. “Le souci, c’est que cette année est exceptionnelle. Notre scolarité s’est arrêtée au mois de mars et de ce fait, les mois de révisions ont commencé au mois de mars. Et finalement, les doublants ont été désavantagés parce qu’ils ont perdu leur avance sur les primants qui ont pu travailler tous les petits détails”, explique Matthias. “Alors certes, chaque année il y a des désistements. Mais, cette année, des personnes qui normalement n’auraient pas dû être dans le numerus y sont et ne vont logiquement pas laisser leur place”

Les étudiants demandent donc de réintégrer le classement à leur place annoncée le 2 juillet. “A année exceptionnelle, décision exceptionnelle…”, espère Margaux.

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