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Le coût des maladies : ce que révèlent les feuilles de soins

Des cancers, des maladies cardiovasculaires ou psychiatriques, quelles sont les pathologies qui coûtent le plus cher à la Sécu ? Sont-elles les plus courantes ? C'est ce que révèle la cartographie des dépenses de santé, dévoilée mercredi 12 juin par l'Assurance maladie. La Cnam a passé au crible les données de remboursement et livré une analyse médicalisée des quelque 140 milliards d'euros dépensés au bénéfice de 56,7 millions de personnes en France* en 2017.

Objectiver des grandes tendances, constater l'évolution des modalités de prises en charge, anticiper les actions de régulation nécessaires… La cartographie des dépenses de santé publiée chaque année, depuis 2012, par la Cnam se veut un "outils d'analyse au service du pilotage du système de soins". Elle permet de quantifier, à partir des données du Système national des données de santé (feuilles de soin, factures, IJ, données du PMSI, etc.), les pathologies ou les traitements les plus fréquents, les dépenses associées ainsi que leur évolution. "Elle livre une vision différente de celles qu'en ont les praticiens, qui ont 'le nez dans le guidon'", relève le Pr Olivier Lyon-Caen, médecin conseil national.

Perfectionnés chaque année, les algorithmes médicaux utilisés permettent d'identifier 56 groupes de pathologies** (ensuite réparties en 13 grandes classes). A cela s'ajoutent les traitements chroniques (psychotropes, anti-HTA, statines…), les hospitalisations ponctuelles non liées à une pathologie, les soins courants non spécifiques et les traitements antalgiques ou anti-inflammatoires. "Tout ne peut pas être révélé par la consommation de soins, signale Christelle Gastaldi-Ménager, responsable du département des études sur les pathologies et les patients à la Cnam. Les corticoïdes inhalés, par exemple, ont plusieurs indications. Et si le diabète ne fait pas l'objet d'un traitement spécifique, d'une ALD ou d'une hospitalisation, on ne peut pas l'identifier."

La cartographie 2017 offre néanmoins "une perspective historique sur une période de 6 ans" des dépenses de santé, qui ont progressé de 14 % pour atteindre 140 Md€ (+17,1 Md€). Zoom sur les évolutions les plus marquantes.

 

Les dépenses plus "inéluctables" : les hospitalisations "ponctuelles"

Coloscopies, fractures du col du fémur, chirurgies de la cataracte… En 2017, ces hospitalisations aux motifs divers, que l'on ne peut rattacher à aucune pathologie spécifique, augmentent chaque année. En 2017, la Cnam en a comptabilisé un peu plus de 8 millions, soit 553 000 de plus qu'en 2012. Ces épisodes de soins ont généré 31,3 milliards d'euros de remboursements, soit 22 % des dépenses globales. Si le développement de la chirurgie ambulatoire et des programmes de récupération améliorée après chirurgie permet de réaliser des économies à la marge, la tendance à la hausse est "inéluctable" du fait du vieillissement de la population.

 

Les dépenses les plus conséquentes : les maladies psychiatriques

Plus de 20 milliards d'euros...

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