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Grève des médecins : les libéraux suspendent le mouvement, mais maintiennent la pression

Réunie vendredi soir, l'intersyndicale de la médecine libérale, des internes et des étudiants, associée à la FHP, a annoncé une suspension de sa mobilisation, saluant la volonté de Stéphanie Rist "de restaurer durablement la confiance". Ils attendent désormais "des engagements fermes dans un cadre opposable".

19/01/2026 Par Aveline Marques
Politique de santé
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"Au regard des récents développements, des échanges, et en responsabilité, l’intersyndicale de la médecine libérale, des internes, et des étudiants, associée à la FHP, a décidé de suspendre sa mobilisation", annonce un communiqué diffusé dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 janvier.

Quelques heures plus tôt, les organisations avaient reçu une lettre signée de la main de Stéphanie Rist, reprenant les propositions formulées lors d'entretiens bilatéraux avec les syndicats, mercredi et jeudi : dépôt d'un amendement de suppression de la MSO obligatoire, retrait du dispositif permettant des baisses unilatérales du tarif des actes, exemption du plafonnement du cumul emploi-retraite pour les médecins exerçant en zone sous-denses, réouverture de négociations sur la pertinence en radiologie, lancement de travaux sur l'Optam et les dépassements d'honoraires…

"Ces engagements que je prends avec le Gouvernement doivent permettre de créer les conditions d'une sortie de grève et la poursuite des travaux engagés", écrit la ministre de la Santé.

Saluant "sa volonté de restaurer durablement la confiance", l'intersyndicale réclame désormais des "actes". "Ces propositions doivent à présent être suivies d’effets : des engagements fermes dans un cadre opposable sont attendus pour chacune d’entre elles", insistent les organisations.

Première étape : l'aménagement de la 4e année d'internat de médecine générale

"La première étape sera de répondre dès lundi aux demandes des internes sur l’aménagement de la quatrième année du DES de médecine générale", escomptent-ils. Dans sa lettre, Stéphanie Rist a promis de confirmer "plusieurs filets de sécurité", "afin d'assurer le déploiement effectif des 3700 docteurs juniors en médecine générale à partir de janvier 2026".

L'intersyndicale conclut son communiqué par une mise en garde : "plus jamais une telle situation, visant à mettre à mal le secteur libéral ne doit se reproduire". "La santé est la première préoccupation des Françaises et des Français. L’efficience et la soutenabilité de notre système de santé, et l’accès aux soins, passent par un changement drastique de méthode et le respect de notre secteur d’activité."

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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 1 mois
Bonjour, Nous nous dirigeons en effet vers un salariat déguisé. Je suis pédiatre , peu importe , mais dans mon activité toutes les consultations de surveillance + vaccinations sont intégralement prises en charge par la Sécurité Sociale et les parents l'ont bien compris ! Ceci peut aider les plus démunis , mais ce n'est pas la majorité des parents Je suis donc payé par la Sécurité Sociale , certes qui paie , mais une grosse partie de mon activité n'a donc plus rien de libéral !!! Premier bémol : pratiquement impossible de vérifier à quoi correspondent les sommes versées. Second bémol : quel salarié irait travailler volontairement dans une entreprise à la santé financière défaillante ? Le mode de financement de la Sécurité Sociale est inadapté au monde d'aujourd'hui mais personne n'en parle franchement. Notre modèle social ne repose que sur des cotisations prélevées sur le travail , le travail est trop cher en France et on en connait les suites : délocalisations , désindustrialisation, etc ...Un petit poil de dénatalité en plus . Santé et économie sont liées au niveau politique en particulier .... Troisième bémol : les négociations reprenant , parler de ce salariat rampant qui s'installe de fait... insidieusement , en attendant que la Sécurité Sociale soit remplacée par une Intelligence Artificielle qui nous gérera sans état d'âme ...Et parler du mode de financement de la Sécurité Sociale avec les Français en général !!!!
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Débatteur Passionné
Ophtalmologie
il y a 1 mois
Une dernière réponse à M Rivoal Je me suis installé il y a 40 ans, déconventionné il y a 20 ans. Les patients me connaissent très bien et ont toujours eu la possibilité de consulter ailleurs, et j'en suis très satisfait. Les ronchons jamais contents et autres revendicateurs m'ont quitté et c'est tant mieux. Vous avez confiance en la justice de votre pays, j'admire votre sérénité, mais l'avez-vous seulement essayée ? Le formatage idéologique des juges, École de la Magistrature, mur des cons, le Conseil Constitutionnel, pantouflage de corrompus donneurs de leçons ? La lutte des classes à tous les étages. Je ne souhaite plus débattre de ces sujets, cela ne sert à rien. J'ai voulu exprimer que sans liberté d'exercer hors convention, cette convention n'en est plus une. Elle devient une directive obligatoire.
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Débatteur Passionné
Ophtalmologie
il y a 2 mois
Pour M Rivoal, la vraie médecine libérale est celle qui a le moins de contraintes (par ex de la sécu) pour soigner les patients. Les médecins non conventionnés ont aussi leurs contraintes propres, honoraires variant selon les revenus des patients. Si vous estimez que leurs soins "n'ont pas à être pris en charge par la collectivité", la moindre des choses serait de leur permettre en retour de cotiser ailleurs pour leurs assurances sociales. Les directives européennes abrogeant le monopole de la SS sont toutes transposées dans le droit francais depuis 2001, et ignorées par la France et ses juges kollabos. Les soins non conventionnés en France ne sont pas remboursés contrairement à ceux dispensés en Europe. Discrimination à raison de la nationalité. Le serment d'Hippocrate ne s'applique pas qu'aux seuls médecins conventionnés.

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