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Emilienne, le camionneur et le cutter : plongée dans le quotidien d'un légiste, "médecin de la violence"

Depuis 35 ans, le Dr Bernard Marc exerce la médecine légale, entre la région parisienne et les Hauts-de-France. Dans son dernier livre Médecin légiste, pour les morts et les vivants, il raconte, sans détour, quelques-unes des affaires les plus marquantes de sa carrière, et offre un point de vue inédit sur son métier, au-delà des clichés.  

27/08/2025 Par Justine Maurel
Bonnes feuilles
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"Un médecin de la violence." Voilà comment se définit le Dr Bernard Marc. Tout au long de son parcours professionnel, le légiste, responsable des unités médico-légales du Grand hôpital de l’est francilien (Ghef) et du centre hospitalier de Compiègne, a en effet été témoin de toute la barbarie humaine. 

Corps mutilés, calcinés, démembrés… Dans son livre Médecin légiste, pour les morts et les vivants, publié en juin 2025 aux éditions Mareuil, il pose son regard sur ceux qui ont souffert et montre comment, à travers chaque geste, chaque observation, il tente de faire la lumière sur ce qu’ils ont vécu. 

Au fil des pages, il décrit les scènes de crime les plus effroyables, celles qui le hantent encore aujourd’hui, du pavillon où a eu lieu la tuerie familiale de Crépy à l’imprimerie où se sont retranchés les frères Kouachi. Il parle aussi de cas tristement banals, des féminicides, comme ceux de Maud Maréchal et d’Angélique Dumetz, qu’il évoque dans notre podcast Le Rapport du légiste. Des femmes, premières victimes des violences, auxquelles il dédie son livre. 

Mais son travail ne se limite pas à l’examen de corps sur une table d’autopsie : "neuf fois sur dix, on a affaire à des victimes vivantes", écrit-il. Des victimes de tous âges, qu’il reçoit chaque jour à l’unité médico-judiciaire, comme il l’explique dans l’extrait qui suit.  

 

 

 

 

 

 

 

Dr Bernard Marc, Médecin légiste, pour les morts et les vivants, Editions Mareuil 2025, 217 pages

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Marie GILARDI

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CHAMBON dominique
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 8 mois
L’hypocrisie républicaine a fermé les maisons closes. C’est une honte absolue dont font les frais ces femmes, et personne ne semble vraiment pressé de les rouvrir. Voilà pourtant un combat que les féministes s’honoreraient de reprendre. Mais cela nécessiterait de battre en brèche une autre hypocrisie qui veut qu’une femme (un homme!) ne doit pas monnayer son corps…
 
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