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32 médecins d’un hôpital menacent de démissionner des urgences pour protester contre leurs conditions de travail 

Les médecins des urgences et du Samu de Tarbes menacent de démissionner, estimant qu’ils n’ont plus les moyens d’exercer leur travail correctement, faute d’effectifs.  
 

Suractivité des urgences, crise Covid, épuisement des équipes, manque d’effectifs… A Tarbes (Hautes-Pyrénées), la situation de l’hôpital, situé en zone rurale, est délicate. Alors qu’il manque huit postes de médecins urgentiste à l’hôpital et que la fermeture des urgences de la polyclinique de proximité a été actée pour plusieurs semaines, entraînant 30 à 40 patients supplémentaires par jour, les soignants n’en peuvent plus.  

"Comme partout, l'activité des urgences et du 15 augmente de 5% par an mais à moyens humains constants", explique Stéphane Lère, chef du pôle des urgences à l'hôpital de Tarbes. "Nous avons besoin de recruter des auxiliaires de régulation médicale au Samu, des infirmiers, des aides-soignants et des manipulateurs radio aux urgences. Et on a besoin de matériel. Il faudrait par exemple un scanner supplémentaire. Il y en a un seul à l'hôpital de Tarbes, qui sert à la fois aux activités quotidiennes et aux urgences."  

Pour faire bouger les choses, 32 médecins sur les 34 exerçant aux urgences et au Samu ont décidé de faire du chantage. Ils ont ainsi adressé un courrier, début septembre, au directeur de l’hôpital et de l’ARS, au préfet, ainsi qu’au président de la Commission médicale du centre hospitalier pour leur faire part du manque du moyen et de ce dont ils ont besoin pour travailler dans des conditions convenables. Dans leur lettre, ils fixent la date butoir du 4 octobre : s’ils n’ont pas de réponse favorable à leur requête, tous les chefs de service démissionneront. Et faute de réponse, le 1er novembre, tous les médecins du Samu et des urgences démissionneront à leur tour, ou demanderont une mutation.  

"On tient à ce que nos demandes soient uniquement au bénéfice des patients du département. Mais faute de réponse, on ira jusqu'au bout, quitte à bloquer le système. Il n'y a pas de réponse malgré nos alertes depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Ce n'est pas un caprice de notre part", a assuré le Dr Lère au micro de France 3.  

[avec France 3]  

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