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Justificatifs, tarifs, remboursement : ce qui change dans la prise en charge des tests au 15 octobre

Depuis ce vendredi 15 octobre matin, les tests de dépistage du Covid-19 ne sont plus remboursés pour les personnes non vaccinées, qui vont devoir payer entre 22 et 45 euros selon le type de test réalisé. Mais ces dernières pourront tout de même bénéficier d’une prise en charge à 100% par l’Assurance maladie dans certains cas. Le point.
 

Le président de la République l’avait annoncé le 12 juillet dernier : la gratuité générale des tests de dépistage du Covid-19 (RT-PCR ou antigéniques) prendra fin le 15 octobre. Un moyen de booster la vaccination et de convaincre les récalcitrants. Un moyen également de faire des économies puisque plus de 150 millions de tests ont été réalisés depuis mars 2020, ce qui représente une dépense considérable pour l’Assurance maladie.

Chose promise, chose due : dès ce vendredi matin, de nouvelles modalités de remboursement ont ainsi été appliquées. "Seuls les tests réalisés dans un but de dépistage seront désormais pris en charge par l’Assurance maladie afin de préserver un dispositif fiable de surveillance de l’épidémie, d’assurer une détection et une prise en charge rapide des cas et de détecter les nouveaux variants d’intérêt", a précisé le ministère de la Santé.

Ceux réalisés par les non-vaccinés dans le but d’obtenir un pass sanitaire deviendront payants. Ils devront toujours présenter un résultat de test PCR ou antigénique négatif pour obtenir leur pass sanitaire, dont la durée de validité ne pourra excéder 72 heures. Les autotests ne seront cependant "plus reconnus comme preuve" pour le pass sanitaire. Ils restent toutefois accessibles, pour un suivi individuel uniquement.

 

Dans quelles conditions les tests seront-ils pris en charge ?

Dans un document le ministère de la Santé précise les cas où les tests de dépistage du Covid-19 seront toujours pris en charge. Continueront ainsi de bénéficier du remboursement les personnes ayant un schéma vaccinal complet ou une contre-indication à la vaccination (sur justificatif), les mineurs, les personnes identifiées dans le cadre du contact-tracing fait par l’Assurance maladie, celles concernées par des campagnes de dépistage collectif organisées par les agences régionales de santé ou au sein des établissements de l’éducation nationale par exemple.

Mais aussi les personnes symptomatiques ou devant recevoir des soins dans un établissement de santé munies d’une prescription médicale "délivrée par un médecin ou une sage-femme valable 48h et non-renouvelable" ; ou ayant un certificat de rétablissement de moins de six mois.

Les personnes habitant en outre-mer pourront elles aussi continuer d’être testées gratuitement compte-tenu des spécificités sur ces territoires. En Guyane, en Martinique et en Guadeloupe, la fin de la gratuité prendra effet à la date de fin de l’Etat d’urgence sanitaire.

 

Combien devront débourser les non-vaccinés pour les tests ?

"Les prix à régler seront identiques à ceux actuellement pris en charge par l’Assurance maladie", assure le ministère. Ils varient en fonction du type de test réalisé (RT-PCR, antigénique) et du professionnel de santé qui le réalise. Pour les tests RT-PCR, réalisés par des laboratoires de biologie médicale, le tarif de référence sera de 43,89 euros. Pour les antigéniques, il faudra débourser 45,11 euros (prix de la consultation inclus) pour être testé par un médecin, 25,54 euros par une infirmière, et 25 euros en semaine, 30 euros le week-end par un pharmacien.

Source : ministère de la Santé

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