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La forme physique et l’indice de masse corporelle au cours de l’adolescence conditionnent le handicap ultérieur

Une mauvaise forme physique, une obésité ou la combinaison des deux au cours de l’adolescence pourraient représenter des facteurs de risque de handicap à l’âge adulte.

Afin d’examiner cette association entre la forme physique et l’obésité chez les adolescents de sexe masculin et l’obtention ultérieure d’une pension d’invalidité, une étude de cohorte de population a été réalisée en Suède auprès de 1 079 628 adolescents suédois âgés de 16 à 19 ans qui ont fait leur service militaire entre 1972 et 1994.

Sur un suivi médian de 28.3 années, 54 304 hommes ont reçu une pension d’invalidité. Une moins bonne forme physique sur le plan cardiorespiratoire (analysée par un électrocardiogramme d’effort sur bicyclette ergométrique) était fortement associée au fait de recevoir ultérieurement une pension d’invalidité, quelle qu’en soit la raison (hazard ratio = 3.74 ; IC 95 % = 3.55 à 3.95), lorsque sont comparés les déciles les plus bas et les déciles les plus élevés de forme physique. Il en est de même pour les pensions d’invalidité délivrées pour raisons psychiatriques, musculo-squelettiques, à la suite de blessures, de pathologies nerveuses, circulatoires ou tumorales. L’obésité est aussi associée à un risque supérieur d’obtenir ultérieurement une pension d’invalidité quelle qu’en soit la cause, les risques les plus importants étant observés pour les obésités de classe II et les obésités de classe III. Le risque d’obtenir une pension d’invalidité en fonction des catégories d’IMC était atténué chez les sujets ayant une forme physique modérée ou une excellente forme physique en comparaison de ceux qui avaient une moins bonne forme physique.

En conclusion, une forme physique médiocre ainsi que l’obésité et la combinaison des deux sont associées de manière forte avec une invalidité chronique ultérieure et cela pour toute une série de maladies. C’est donc dès l’adolescence qu’il faut améliorer l’obésité et la forme physique si l’on veut limiter les conséquences ultérieures dans la vie.

Sources : 
Henriksson P. et al. Fitness and body mass index during adolescence and disability later in life. Ann Intern Med 2019 ; 170 : 230-239.

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