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Asco 2019 : une molécule double la survie sans progression du cancer du pancréas

Dans le cadre du cancer du pancréas, caractérisé par son agressivité, tout résultat positif est porteur d’un immense espoir. C’est donc le cas aujourd’hui, avec la présentation à Chicago pour le congrès de l’American Society of Clinical Oncology (Asco, 31 mai-4 juin) de nouvelles données positives issues de l’étude Polo, qui a montré le bénéfice de l’olaparib en traitement d’entretien chez des patients au stade métastatique, particulièrement grave, mais aussi particulièrement fréquent (la moitié des cas) du fait de l’aspécificité de la symptomatologie. A noter cependant que cet essai est limité aux seuls sujets porteurs d’une mutation du gène BRCA.

L’olaparib (Lynparza, AstraZeneca) est un inhibiteur des enzymes poly (ADP-ribose) polymérases (PARP) qui interviennent dans le processus de réparation de l'ADN des cellules cancéreuses. Il est déjà indiqué dans le traitement des tumeurs de l’ovaire chez les patientes présentant cette mutation BRCA.

"Polo est la première étude randomisée de phase III à établir une approche axée sur les biomarqueurs dans le traitement du cancer métastatique du pancréas et ouvre la porte à une nouvelle ère de soins personnalisés pour ce cancer difficile à traiter", a déclaré l'auteur principal de l'étude Hedy L. Kindler (University de Chicago). "Environ un patient sur cinq a répondu à l'olaparib pendant deux ans en moyenne, ce qui est vraiment remarquable pour le cancer du pancréas métastatique."

En 2015, un précédent essai de phase II avait déjà mis en évidence un taux de réponse de 22% chez des sujets ayant une mutation du gène BRCA 1ou 2, et présentant un cancer du pancréas traité à l'olaparib à la suite d'une chimiothérapie par gemcitabine.

L’étude Polo qui vient d’être présentée à Chicago est un essai de phase III qui visait à évaluer l’effet de l'olaparib sur la progression de la maladie après 16 semaines ou plus de chimiothérapie initiale à base de platine. 154 personnes (âge moyen de 57 ans ; 58% d’hommes) présentant des mutations du gène BRCA ont été arandomisées : 92 personnes ayant été affectées à l'olaparib et 62 au placebo.

Les résultats ont montré que l'olaparib a permis de réduire le risque de progression de la maladie de 47% par rapport au placebo. La survie médiane sans progression chez les patients...

Sources : 
Congrès de l’Asco (Chicago 31 mai-4 juin 2019). J Clin Oncol 37, 2019 (suppl; abstr LBA4). New England Journal of Medicine, 2 juin 2019.
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