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VIH : la Prep n’est pas assez accessible

À l'occasion de la Semaine nationale de santé sexuelle (1er-7 juin), le Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS) alerte sur l’insuffisance d’accès à la prophylaxie pré-exposition (PrEP), qui "reste limité et inégalement réparti", selon cet organisme.

01/06/2026 Par Dre Marielle Ammouche
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La PrEP existe actuellement sous 2 formes : orale, et désormais injectable à longue durée d'action. Cependant, malgré cette avancée majeure qui simplifie beaucoup son administration, elle reste sous utilisée : "près de la moitié des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) pour lesquels elle serait indiquée ne l’utilisent pas", affirme le CNS dans un communiqué, avec une proportion encore plus importante chez les jeunes. 

De nombreuses populations, bien de particulièrement exposées au VIH ne l’utilisent pas non plus. Il s’agit, en particulier, des femmes migrantes d’Afrique subsaharienne, des HSH migrants, des travailleurs et travailleuses du sexe, des personnes trans, et des sujets en situation de précarité ou éloignées des grands centres urbains. Pour le CNS, les délais d’accès, la stigmatisation, la précarité, les obstacles administratifs et linguistiques, peuvent expliquer cette insuffisance. Mais, il faut y ajouter "l’affaiblissement des associations de proximité et les restrictions d’accès à l'aide médicale de l'État (AME) et aux permanences d'accès aux soins de santé (PASS)", précise le communiqué.

Pour le CNS, il faut que la PrEP retrouve une place de première ligne au sein des méthodes de prévention, et soit utilisée plus largement. "Sa place demeure pourtant trop souvent perçue de façon restrictive et négative, comme un outil d’abord "destiné aux gays" et réservé aux personnes très exposées qui "échoueraient" à utiliser les autres moyens de prévention".

Cet élargissement est d’autant plus préconisé que les PrEP injectables à longue durée d’action qui arrivent, permettant des injection tous les deux mois, et bientôt tous les six mois, voire une fois par an, lèvent de nombreux freins, tout en maintenant une efficacité très élevée.

Pour ces experts, il faut donc sensibiliser et informer davantage, non seulement les populations exposées, mais aussi le grand public. "Il est essentiel d’élargir les opportunités de proposer la PrEP, d’en préserver la gratuité et de ne pas en restreindre les indications", résume le CNS

Références :

Sources : Communiqué de presse Conseil national du sida et des hépatites virales (CNS, 1er juin)

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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