Plan AVC 2010-2014 : amélioration de la prise en charge hospitalière

09/03/2018 Par Marielle Ammouche
Cardio-vasculaire HTA

Pour remédier à un déficit majeur de prévention et de prise en charge des AVC, un Plan AVC a été mis en place entre 2010 et 2014. Il a consisté, en particulier, à la mise en place de "filières AVC", en développant l’accessibilité aux unités neuro-vasculaires (UNV), qui permettent une prise en charge spécialisée avec notamment la possibilité de bénéficier d’un traitement par thrombolyse. En effet, en 2009, on estimait que seuls 1% des patients bénéficiaient d’un tel traitement.

Le Plan AVC a-t-il changé la donne ? Pour le savoir, quatre campagnes d’évaluation de la prise en charge des patients victimes d’AVC ont été coordonnées par la Haute Autorité de santé (HAS) entre 2011 et 2017. L’impact du Plan a été analysée à partir des critères de la HAS dans une étude qui est parue le 6 mars dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Au total, 87 365 dossiers de patients ayant présenté un accident ischémique cérébral (AIC) ont été analysés. Il en ressort que le délai médian (DM) entre l’apparition des symptômes et l’arrivée à l’hôpital est resté stable entre 2011 et 2016 (3h07mn en 2016 vs 3h03mn en 2011, p=0,013). En revanche, celui entre l’arrivée à l’hôpital et la réalisation de l’imagerie a significativement diminué, passant de 1h54mn en 2011 à 1h42mn en 2016 (p<0,001). Autre point positif, le taux de thrombolyse a significativement augmenté (8,6% en 2011 vs 14,3% en 2016, p<0,001). Les auteurs de cette étude concluent donc que "hormis pour le délai apparition des symptômes-arrivée à l’hôpital, cette étude met en avant une amélioration de la qualité de la prise en charge aiguë des patients AIC, cohérente et concomitante avec les restructurations organisées dans le cadre du plan national AVC". En effet, entre 2011 et 2016, le nombre d’UNV est passé de 117 à 139 ; avec une réorganisation de la répartition des sites pour que la majorité du territoire français soit à moins de 1h30 d’une structure spécialisée. En outre la téléexpertise a été développée de sorte qu’un tiers des UNV peut donner un avis via "télé-AVC".

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

Non

Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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