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Maladie rénale chronique : une prise en charge inadéquate à tous les stades de la pathologie
Un nouveau rapport rédigé par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui vient d’être publié. A l'intérieur, on évoque notamment la maladie rénale chronique (RMC).
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La maladie rénale chronique (MRC) constitue une priorité importante de santé publique du fait de sa fréquence et de son risque d’évolution vers le stade terminal qui est lourd pour le patient mais aussi pour la société sur le plan financier. Pourtant sa prise en charge pourrait être améliorée, et ce à tous les stades de la pathologie, au parcours de soins, en passant par le dépistage précoce. C’est ce que confirme un nouveau rapport rédigé par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui vient d’être publié.
La maladie rénale chronique est fréquente, puisque touchant entre 7 % et 10% de la population française. Et parmi ces personnes, près de 100 000 présentent une insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) avec mise sous traitement de suppléance (dialyse ou greffe). Selon l’Assurance maladie, la prise en charge de l’IRCT représenterait un coût d’environ 4,5 milliards d’euros en 2024. Pourtant, le rapport pointe des insuffisances à tous les niveaux de la prise en charge, entrainant une perte de chance et une baisse de la qualité de vie pour les patients, ainsi qu’une augmentation des coûts.
Ainsi, la prévention de la MRC "ne semble pas encore être une priorité nationale partagée par tous les acteurs", affirme l’Igas. Il n’y a actuellement ni suivi, ni indicateurs au niveau national.
"Hors-centre"
Concernant la prise en charge : "Malgré un consensus sur les objectifs à atteindre pour une prise en charge de qualité, le parcours des patients s’en écarte encore fréquemment". Ainsi, le dépistage est insuffisant alors qu’il est recommandé pour toutes les personnes à risque (diabète, HTA, …). Et le rapport insiste aussi sur la nécessité d’améliorer la pluridisciplinarité dans le parcours et sa coordination avec, notamment, l’apport de l’éducation thérapeutique, des consultations de diététique et la pratique d’activité physique adaptée (APA).
Concernant les traitements de suppléance, l’Igas dénonce, un accès encore trop limité à la greffe, qui constitue pourtant "la meilleure option thérapeutique de suppléance". En cause, la pénurie de greffons et "des contraintes organisationnelles". En conséquence, le nombre de greffes n’a augmenté "que de 3 % entre 2019 et 2024, en dessous des objectifs fixés par le plan greffe", constate le rapport. Et le nombre de personnes en liste d’attente a cru d’un tiers entre 2019 et 2025.
L’offre de dialyse doit aussi être améliorée en renforçant l’offre "hors-centre" qui augmente l’autonomie du patient et sa qualité de vie. L’Igas souligne aussi la "réforme du financement de la dialyse et du système d’autorisations pilotées par la direction générale de l’offre de soins". Elle propose, en outre, la mise en place "d’un tableau de bord destiné aux agences régionales de santé, afin de veiller à la qualité de la prise en charge des patients en dialyse", et une "gouvernance nationale rénovée avec un pilotage ancré dans les territoires".
Références :
Sources : Inspection générale des affaires sociales (11 juin)
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