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Vaccin Covid : la HAS recommande d'élargir la dose de rappel à toutes les personnes âgées de 40 ans et plus

22/11/2021 Par Aveline Marques
Infectiologie
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Saisie par le ministère sur la pertinence d'une deuxième ou troisième dose dite "de rappel" chez les personnes de plus de 50 ans, la Haute Autorité de santé a analysé la littérature… et conclut à la nécessité d'administrer une nouvelle dose à toutes les personnes de 40 ans et plus. 

Alors que le nombre de cas de Covid a presque doublé en une semaine, la HAS recommande dans un avis diffusé le 19 novembre "d'élargir le périmètre des populations éligibles à une dose de rappel vaccinal" pour pallier la "baisse" prévisible de l'efficacité vaccinale dans le temps. Saisie par le ministère sur la pertinence d'une dose de rappel (seconde ou troisième selon les cas) chez les personnes de plus de 50 ans, la HAS a analysé les données internationales récemment publiées et placé la barre à 40 ans. 

Elle a notamment pris en compte les données en vie réelle israéliennes (1) démontrant que "la dose de rappel confère d’excellents niveaux de protection" contre l’infection par SARS-CoV-2, y compris chez les personnes âgées de moins de 60 ans. 

Par ailleurs, les données issues d’une étude observationnelle israélienne de grande envergure publiées dans le Lancet (2) apportent "de solides arguments en faveur d’une dose de rappel chez les personnes âgées de 40 ans et plus" : diminution du risque de survenue d’infections, de formes sévères, d’hospitalisations et de décès chez les personnes de 40 ans et plus ayant bénéficié d’une dose de rappel, comparativement à celles qui n’en n’ont pas bénéficié. 

Enfin, les données issues d’une étude américaine (3) confirment la bonne tolérance d’une dose de rappel en vie réelle avec le vaccin Comirnaty (Pfizer) et Spikevax (Moderna). 

En revanche, pour les moins de 40 ans, "les données et analyses disponibles ne permettent pas encore à la HAS de se prononcer". "En effet, la rareté des cas de forme grave de la maladie ou de décès chez les plus jeunes primo-vaccinés (moins de 40 ans) ne permet pas de conclure formellement sur la réduction du risque individuel dans cette population chez qui l’administration d’un schéma vaccinal complet a également été la plus tardive et pour qui la diminution de l’immunité est encore limitée", souligne l'autorité scientifique. Pour se prononcer "dans les prochaines semaines", la HAS s'appuiera sur les résultats d'un modèle populationnel mis au point par l'Institut Pasteur. 

La HAS rappelle que cette seconde ou troisième dose se fait par un vaccin à ARNm : dose pleine pour le vaccin de Pfizer, demi-dose pour le vaccin de Moderna. Les personnes vaccinées avec Janssen doivent quant à elle recevoir "une dose additionnelle", nécessairement pleine, de vaccin à ARNm afin de compléter leur schéma vaccinal. 

  1. Saciuk Y, et al. J Infect Dis. 202 ; 2:jiab556. Effectiveness of a third dose of BNT162b2 mRNA vaccine 

  1. Barda N, et al. Lancet. 2021,29: S0140. Effectiveness of a third dose of the BNT162b2 mRNA COVID-19 vaccine for preventing severe outcomes in Israel: an observational study 

  1. Hause AM, et al. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2021 ; 70(39):1379-1384. Safety Monitoring of an Additional Dose of COVID-19 Vaccine - United States, August 12-September 19, 2021 

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