Le BLOC demande un moratoire sur les projets régionaux de santé en cours

21/04/2017 Par Catherine le Borgne
Spécialistes

En colloque la semaine dernière, les membres du BLOC (chirurgiens, anesthésistes-réanimateurs et gynécologues- obstétriciens) ont demandé aux représentants des candidats à la présidentielle de s'engager à suspendre les projets régionaux de santé (PRS) en cours.

 Pour le BLOC, aujourd'hui, "tous les signaux sont au rouge" pour l'exercice libéral.  "La politique dogmatique menée a désolvabilisé l'accès aux soins pour les patients, avec un reste à charge plus important, notamment pour les consultations de secteur II", estime le syndicat, en constatant qu'elle également réussi à affaiblir le secteur public, traversé par une crise sociale forte "alors que la loi de santé était censée l'avantager". "En sortant les cliniques privées du service public hospitalier et en stigmatisant les médecins libéraux, la ministre a affaibli l'ensemble de notre système de santé", juge le syndicat, qui estime urgent de reconstruire l'offre de soins à l'échelle du territoire, à partir des deux secteurs public et libéral. Le syndicat plaide pour une refondation de notre système de santé, ce qui passe par la nécessité d'instaurer un moratoire sur les projets régionaux de santé en cours. "Alors que le prochain président de la République n'est pas encore élu, la politique de santé des 5 prochaines années se décide actuellement, d'où la nécessité de geler le processus pour ne pas amplifier les conséquences désastreuses de la politique menée depuis 5 ans. Le BLOC rejette toute politique étatiste nationalisant le système de santé, comme toute politique d'application de la loi Touraine", écrit-il dans un communiqué. Il revendique la nécessité d'un financement qui permette la solvabilisation de l'exercice libéral que cela soit en secteur 1, avec des tarifs conformes au coût de la pratique, et pour les spécialistes de secteur 2 "avec la solvabilisation de leur complément d'honoraires tout en restant dans le principe du tact et de la mesure, et tout en mettant en place une régulation efficace". Le syndicat demande également un moratoire sur la réforme du 3èmecycle des études médicales.

Faut-il supprimer les ARS ?

Patrick Tafani

Patrick Tafani

Oui

Oui,3 fois oui. ils sont inutiles et nocifs pour la bonne marche de la pratique médicale de terrain......on la vu pour la covid. ... Lire plus

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