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Une mission ministérielle contre la "désaffection" des métiers du grand âge

04/07/2019 Par Aveline Marques
Santé publique
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L'ancienne ministre du Travail Myriam El-Khomri a été installée par Agnès Buzyn mercredi à la tête d'une mission sur les métiers du grand âge. Le texte de loi sur la dépendance est attendu fin 2019.

  Alors que ces métiers souffrent d'une "tendance à la perte de vitesse et à la désaffection", l'ancienne ministre de François Hollande se voit chargée par la ministre de la Santé de travailler notamment sur la mise en place de "nouvelles formations" ainsi que le "renforcement de la capacité des employeurs à recruter des professionnels". Myriam El-Khomri, ancienne ministre du Travail, dirigera cette mission à titre bénévole, aux côtés d'une dizaine de personnes. Première piste avancée: des "campagnes de communication fortes" s'inspirant de ce qui se fait déjà dans d'autres secteurs, comme l'Armée. "On est heureux" que la question des métiers du grand âge donne lieu à une mission, a souligné Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa, premier syndicat national des maisons de retraite privées, rappelant que "cela fait une décennie que le secteur vit une pénurie". Le grand âge représente, selon des chiffres officiels, 830 000 emplois en équivalent temps plein en France. Un nombre qui devrait augmenter de 20 % d'ici à 2030, a précisé Agnès Buzyn.

La ministre de la Santé a évoqué dans son discours d'installation de la mission la nécessité d'une "grande loi qui nous permettre de faire face au choc démographique à venir". "En 2050, près de cinq millions de Français auront plus de 85 ans ; le nombre d’aînés en perte d’autonomie aura presque doublé par rapport à aujourd’hui." Me projet de loi, présenté à la fin de l'année, traitera notamment de la question du financement. "Nous bâtirons bien une couverture du risque de perte d’autonomie lié à l’âge, financé par la solidarité nationale", a promis Agnès Buzyn. [Avec AFP]

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