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Un infectiologue suisse chargé d'évaluer l'exécutif sur la gestion de la crise du coronavirus

26/06/2020 Par Sandy Bonin
Santé publique
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Emmanuel Macron a installé jeudi la mission d'évaluation de l'exécutif sur la gestion de la crise du coronavirus. Elle sera présidée par le professeur suisse Didier Pittet. L'infectiologue devra rendre ses conclusions d'ici la fin de l'année. 

Cette "mission indépendante nationale sur l'évaluation de la gestion de la crise du Covid-19 et sur l'anticipation des risques pandémiques" doit permettre de "tirer les leçons" de la crise et "d'en sortir renforcé et mieux préparé à l'avenir", selon sa feuille de route. 

Cette mission est composée de cinq membres. Elle est présidée par le Pr Didier Pittet, médecin infectiologue et épidémiologiste, âgé de 63 ans et basé en Suisse où il travaille aux hôpitaux universitaires de Genève et à l'Organisation mondiale de la Santé. Ce dernier a été reçu jeudi par Emmanuel Macron. Les autres membres sont Raoul Briet, ancien président de chambre de la Cour des comptes, Laurence Boone, chef économiste de l'OCDE, Anne-Marie Moulin, directrice de recherche émérite au CNRS et Pierre Parneix, médecin de santé publique au CHU de Bordeaux. 

Raoult, Buzyn, Salomon... La commission d’enquête sur la gestion de la crise sanitaire démarre ses auditions 

Il s'agit pour eux de permettre "à chaque Français d'avoir accès à une information transparente, complète et lucide qui rappelle les faits, les remette en perspective et élabore des propositions pour renforcer notre système de riposte aux épidémies", souligne la lettre de mission signée par le chef de l'Etat. 

La mission devra "comparer la riposte" française "à celle mise en oeuvre chez nos voisins". Elle portera "une appréciation sur la pertinence, la rapidité, la proportionnalité de la réponse dans la gestion de la crise sanitaire, sociale et économique", alors que l'exécutif fait face aux critiques, notamment sur ses stocks de masques et de médicaments de réanimation. 

Un premier rapport d'étape, "consacré à l'analyse de la gestion de la crise et à la préparation d'une éventuelle seconde vague" est attendu en octobre 2020. Puis, "au plus tard pour la fin de l'année 2020", un second rapport doit se pencher sur "l'anticipation du risque pandémique" qui pourrait de nouveau frapper la France. 

Cette mission a été critiquée par les oppositions, qui considèrent qu'elle risque d'entraver le travail de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale en cours. 

[Avec AFP] 

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