Image générée par IA

Image générée par IA

Sur l'île d'Aix, le Dr Coulibeuf se heurte toujours au veto de l'Ordre des médecins

28/07/2022 Par Aveline Marques
Démographie médicale
Image générée par IA

Image générée par IA

Après avoir refusé qu'il remplace le médecin généraliste de l'île, l'Ordre vient de s'opposer à ce que le Dr Bruno Coulibeuf, médecin anesthésiste-réanimateur, soit embauché en tant que praticien contractuel par le CH de Rochefort. Le médecin retraité est désormais sur le départ… 

 

Il aura traversé la France pour rien. Le Dr Bruno Coulibeuf, 67 ans, reprendra demain le chemin du Var, le CDOM de Charente-Maritime ayant refusé de valider son contrat de recrutement en tant que praticien contractuel en cumul emploi retraite sur l'île d'Aix, rattaché au CH de Rochefort. C'est pourtant la solution qu'avait trouvé l'ARS, face au refus de l'Ordre de voir cet anesthésiste-réanimateur retraité remplacer le médecin généraliste installé, quand bien même il n'aurait vu défiler dans son cabinet que les "petites urgences" des touristes. 

Dans un courrier daté du 27 juillet, qu'Egora a pu consulter, le CDOM de Charente-Maritime s'interroge sur le "dispositif estival de l'île d'Aix" mentionné dans le contrat de recrutement soumis à sa validation. Il note en premier lieu que l'île voisine de Fort Boyard n'abrite aucun établissement de santé et ne saurait donc faire partie du GHT Atlantique 17. Et si la mise en place par l'hôpital de Rochefort de "consultations avancées" sur l'île, qui accueille plusieurs milliers de touristes chaque jour en été, est "effectivement une bonne solution", il reste que le médecin est "spécialiste en anesthésie-réanimation et non médecin généraliste ou médecin urgentiste". "Il s'agira de nous indiquer en quoi le 'dispositif estival de l'Ile d'Aix' nécessite la présence d'un médecin spécialiste en anesthésie-réanimation". 

Le président du CDOM, le Dr Philippe Henry, rappelle qu'au titre de l'article 70 du code de déontologie un médecin "ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, entreprendre ou poursuivre des soins, ni formuler des prescriptions dans des domaines qui dépassent ses connaissances, son expérience et les moyens dont il dispose". "Un tel exercice au mépris des règles déontologiques entraine le risque de la mise en jeu de vos responsabilités et celles-ci pourraient être alourdies par l'exercice 'illégal' d'une spécialité", met en garde le président du CDOM dans ce courrier.  

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PIERRE BERTON

PIERRE BERTON

Oui

"Oui, mais", mais sur quelle base conclure à "SMR faible ou modéré"? Un seul exemple: le Junctum crème a été indiqué pour vergetu... Lire plus

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3