@bukhta79/ stock.adobe.com
Les médicaments abordables sont "en péril", selon le nouveau syndicat du secteur
Un nouveau syndicat dans le secteur des médicaments a été lancé le 15 avril. Il s’agit de l’Alliance pour les médicaments abordables (Alma). Il est issu de la transformation du syndicat des médicaments génériques (Gemme, pour Générique même Médicament), dont il élargit donc le périmètre.
@bukhta79/ stock.adobe.com
Son ambition est d’"apporter des solutions simples et efficaces pour pérenniser notre système de santé". Cela passe en premier lieu par le développement de ces médicaments abordables qui recouvrent les génériques, les biosimilaires et les médicaments matures. 28 millions de patients sont traités chaque année par ces médicaments.
Mais, selon l’Alma, ces produits ne sont pas assez utilisés : la part des génériques est ainsi de 44% en France contre 84% en Allemagne, 80 aux Etats-Unis et 79% au Canada, par exemple. Et il en est de même pour les biosimilaires : 52% en France, contre 85% au Canada, 79 en Italie et 66% au Royaume-Uni. Ces médicaments abordables sont pourtant une source majeure d’économie. "Chaque point gagné équivaudrait à 20 millions d’euros d’économies pour le système de santé !", affirme Sébastien Michel, Président de l’Alma.
L’Alma demande une reconnaissance des particularités de son secteur. Les médicaments abordables font face à la multiplication des normes et une fiscalité pénalisante, alors que leurs prix sont les plus bas d’Europe, selon le lobby. Ils "font l’objet de politiques visant à maîtriser la dépense publique, à travers des baisses de prix répétées, une fiscalité confiscatoire, une répartition déséquilibrée des efforts et de nouvelles contraintes réglementaires, notamment liées à la directive des eaux résiduaires urbaines (Deru)" détaille l’Alma dans un communiqué. Avec des conséquences majeures : ralentissement du développement de ces médicaments et tensions d’approvisionnements. Le modèle économique du secteur est "en péril", alerte Sébastien Michel.
Les cinq priorités de l’Alma pour les mois à venir sont donc : étendre l’exonération de la contribution supplémentaire aux biosimilaires et hybrides ; privilégier les économies par les volumes plutôt que par les baisses de prix ; éviter d’aggraver les tensions d’approvisionnement par la Deru ; assouplir les sanctions en autorisant les laboratoires à mobiliser des stocks de sécurité pour assurer la continuité des soins ; et sécuriser l’approvisionnement à l’hôpital.
Références :
L’Alliance des médicaments abordables (Alma, 15 avril).
www.alma-medicaments.fr
La sélection de la rédaction
Arrêt maladie : la possibilité de solliciter un deuxième avis auprès d'un confrère spécialiste est-elle une bonne idée ?
Marjan Ad
Oui
En tant que medecin traitant je suis fatiguee des demandes abusives et de la necessité de convaincre constamment, je suis fatigue... Lire plus