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De nouvelles mesures gouvernementales pour améliorer la santé de l'enfant

Dépistage néonatal, santé périnatale, pédopsychiatrie… Le Gouvernement vient de rendre publiques de nouvelles mesures pour améliorer la santé de l’enfant. 

15/06/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Pédiatrie Santé publique
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Deux ans après les Assises de la santé de l'enfant, le Gouvernement affiche ainsi sa volonté d'accélérer la mise en œuvre des engagements pris. Ces mesures ont été actées à l'occasion d'une réunion du comité de pilotage des Assises de la santé de l’enfant, qui a eu lieu ce lundi 15 juin, et qui a permis de dresser un bilan des avancées.

Le Gouvernement annonce ainsi, ce jour, l'ajout de deux nouvelles maladies au dépistage néonatal à partir de 2027. Il s'agit de la biotinidase et de la galactosémie, comme recommandé par la Haute Autorité de santé (HAS) en septembre 2025.

"Les travaux de modernisation du dépistage de la surdité néonatale se poursuivent également afin de garantir une prise en charge plus homogène sur l'ensemble du territoire", ajoute le ministère de la Santé dans un communiqué de presse.

Plus globalement, pour améliorer la santé périnatale, une mission nationale dédiée va être mise en place. Elle a pour mission de produire des conclusions en vue d'un plan d'action opérationnel d'ici la fin de l’année. 

Pour renforcer la santé environnementale, une "plateforme numérique en santé périnatale et environnement" est aussi lancée par le Collège national des sages-femmes de France et ses partenaires, avec le soutien du ministère. Destinée aux professionnels, elle donne des clés pour mieux prévenir les expositions environnementales de la préconception jusqu'aux 2 ans de l'enfant.

Par ailleurs, face à l'enjeu majeur que constitue la santé mentale des enfants et des adolescents, le Gouvernement affirme poursuivre "le renforcement de l'offre de psychiatrie périnatale, de psychiatrie de l'enfant et de psychiatrie de l'adolescent dans l'ensemble des régions", avec des projets territoriaux soutenus par les ARS notamment pour améliorer le repérage précoce, la prévention et l'accès aux soins.

Enfin, concernant le cas particulier des enfants confiés à la protection de l’enfance et les enfants victimes de violences, le Gouvernement va déployer le parcours coordonné renforcé "Enfance protégée". Les appels à projets visant à sélectionner les structures de coordination participantes "seront lancés dès la fin du mois de juin afin de permettre une généralisation opérationnelle du dispositif en 2027", précise le ministère.

Des évolutions en cours

La volonté des participants aux Assises était d'agir à tous les niveaux de la santé de l'enfant, de la prévention aux soins, en touchant toutes les populations. Parmi les développements réalisés ou en cours, le Gouvernement retient, en particulier, la prévention de la bronchiolite qui a permis d'éviter "lors de la saison 2023-2024, près de 5 800 hospitalisations de nourrissons", rappelle le ministère de la Santé, et la vaccination de la femme enceinte "poursuit sa montée en charge". 

Concernant l'accès aux soins, le Gouvernement se félicite d'une augmentation de 22 % des postes d'internes en pédiatrie, et de 14 % des pédiatres en activité. Il souligne aussi les efforts engagés pour l'hôpital, avec 27 millions d’euros pour les urgences pédiatriques, la création d'un forfait dédié aux nourrissons de moins de trois mois et d'un supplément spécifique pour les prises en charge pédiatriques, ainsi que le développement de l'hospitalisation à domicile pédiatrique.

Et concernant la protection de l’enfance, les unités d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED), se sont développées. « L’ensemble des départements est désormais couvert", assure le ministère. Et "les moyens de fonctionnement seront également renforcés".

"La santé des enfants est l’un des investissements les plus précieux que notre pays puisse faire. Depuis les Assises, nous avons engagé des transformations concrètes en matière de prévention, d'accès aux soins, de santé mentale et de protection de l’enfance. Nous poursuivrons cet effort avec la même détermination, car chaque enfant doit pouvoir grandir, se développer et être soigné dans les meilleures conditions, où qu'il vive sur notre territoire", conclut Stéphanie Rist, ministre de la Santé.

Faut-il restreindre les conditions d'accès au secteur 2?

Herve  Koskas

Herve Koskas

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Nous restons dans le gre à grè. L information doit etre claire: pas de surprise ; pas de dessous de table; c'est le but du S2 !. ... Lire plus

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