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Cancer du colon : la participation au dépistage organisé reste insuffisante

Moins de 30% de la population cible participe au dépistage organisé du cancer du colon, selon les dernières données de Santé publique France.

18/03/2025 Par Dre Marielle Ammouche
Cancérologie
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Moins de 30% de la population cible participe au dépistage organisé du cancer du colon, un chiffre qui ne progresse pas depuis 2020, selon les dernières données de Santé publique France (SPF), publiées à l’occasion de Mars bleu. Ce dépistage est un des piliers fondamentaux pour tenter de réduire le fardeau de ce cancer qui est, en France, le troisième cancer le plus fréquent (47 000 nouveaux cas annuels) et la deuxième cause de mortalité par cancer (17 000 décès). 

Le programme national de dépistage organisé du cancer colorectal (PNDOCCR) a été généralisé à l’ensemble du territoire national en 2008-2009. Il est constitué par un test de détection de sang occulte dans les selles, proposé tous les deux ans à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans. En cas de test positif, une coloscopie complète doit être pratiquée.

Un bilan annuel de la participation à ce dépistage est réalisé par SPF. Il en ressort que, sur la période 2023-2024, le taux de participation-population cible standardisé sur l’âge était de 29,6%, stable par rapport à la période précédente (29,7% en 2022-2023), et "toujours inférieur au seuil européen acceptable", souligne SPF. Ce taux apparait légèrement plus élevé chez les femmes (30,7 contre 28,5% chez les hommes). 

Des disparités sont aussi présentes au niveau géographique. Ainsi, les taux de participation les plus élevés sont observés dans les Vosges (37,1%), en Isère (37,2%) et en Ille-et-Vilaine (38,4%), alors que les plus bas sont retrouvés en Guyane (8%), en Corse (16,3%) et en Martinique (19,5%). 

Si l’on ne considère que l’année 2024, le chiffre est encore plus bas (28,4%), identique à 2022 (28,5%), mais plus bas que 2023 (30,8%). Entre 2022 et 2024, seules deux régions (Nouvelle Aquitaine et Auvergne Rhône-Alpes) ont des taux de participation plus élevés en 2024 qu’en 2022

Enfin, la proportion de personnes ayant un résultat de test positif était de 3,3%, identique à celle de la période 2022-2023 (3,3 %). 

Références :

D’après Santé publique France (17 mars)

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

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Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

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