Image générée par IA

Image générée par IA

aGLP-1 : les autorités sanitaires alertent contre la vente de contrefaçons

Les autorités sanitaires françaises et européennes ont constaté ces derniers mois une multiplication des publicités et offres de vente de produits présentés comme des analogues du GLP-1. Des ventes illégales, exposant les consommateurs à des risques. 

12/09/2025 Par Aveline Marques
Thérapeutique
Image générée par IA

Image générée par IA

Stylos injecteurs, flacons, patchs… Les offres de produits présentés comme des analogues du GLP-1 (Wegovy, Saxenda, Victoza, Trulicity, Mounjaro) fleurissent sur internet et les réseaux sociaux, mettent en garde l'agence européenne (EMA) et l'agence française du médicament (ANSM). Or, ces produits "sont souvent contrefaits" et "peuvent mettre en danger la santé des personnes qui les utilisent". "Ils peuvent ne pas contenir la substance active annoncée (sémaglutide, liraglutide, tirzépatide, dulaglutide…) ou contenir des substances toxiques pour l’organisme, à des concentrations dangereuses", alerte l'ANSM.

Rappelant que les aGLP-1 "sont des médicaments disponibles uniquement sur ordonnance qui ne peuvent être vendus qu'en pharmacie", le gendarme sanitaire français s'attèle à "faire cesser ces activités de ventes illégales" en ligne. L’ANSM a saisi, dès avril 2025, le procureur de la République "pour que des poursuites soient engagées à l’encontre des sites qui réalisent les activités de vente en ligne au titre, notamment de l’exercice illégal de la pharmacie ainsi que pour l’utilisation frauduleuse du logo de l’ANSM".  

Une vingtaine de signalements

"Les agences comme l’ANSM ou l’Agence européenne du médicament (EMA), mais aussi les institutions comme l’Inserm ou les hôpitaux n’apposent jamais leur logo pour certifier, valider ou vendre un produit de santé. Il s’agit d’usurpations destinées à inciter à l’achat et à tromper le potentiel acheteur. C’est le signe d’une fraude", met en garde l'ANSM.

Une vingtaine de signalements à l'égard d'une dizaine de sites marchands ont été réalisés sur le portail Pharos du ministère de l’intérieur. Des mesures de police sanitaire visant à interdire la publicité et toute forme de vente en ligne des produits concernés sont en cours, précise l'agence sur son site.

Parallèlement, l'ANSM a commencé à analyser, dans ses laboratoires, "certains produits présentés comme des aGLP-1 vendus sous forme de patchs provenant des sites frauduleux, afin d’en vérifier la composition et leur éventuelle toxicité". 

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
Photo de profil de thierry MARTIN
thierry MARTIN
881 points
Débatteur Passionné
Anesthésie-réanimation
il y a 11 mois
la synthse de ce medicament est simple , aux USA la fabrication artisanale est aisée et autorisée ..... et ca se passe bien !!?? et pas pour 300 euros par mois .
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3