Variole du singe : la HAS publie des "réponses rapides" pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge

08/09/2022 Par Marielle Ammouche
Infectiologie
La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier des recommandations de prise en charge sous forme de fiches « réponses rapides » sur l’infection par le Monkeypox. Ce document, qui a été élaboré en lien avec les sociétés savantes et les associations de patients, est destiné aux professionnels de premiers recours. Il aborde l’ensemble des problématiques auxquelles les praticiens sont confrontés, du diagnostic au traitement en passant par la vaccination et la prévention.

Concernant le diagnostic, la HAS rappelle qu’il est principalement clinique ; le test PCR spécifique (prélèvement des lésions cutanées ou muqueuses) « n’est utile qu’en cas de doute, et ne concerne pas les personnes asymptomatiques » précise la HAS.  Pour la prise en charge, les experts insistent sur la nécessité pour le patient de s’isoler « dès l’apparition des symptômes et jusqu’à la guérison complète des lésions et au moins 21 jours ». Les rapports sexuels, même protégés, sont à éviter pendant cette période (ensuite un préservatif lors des rapports sexuel est recommandé jusqu’à 8 semaines après la fin de la période de contagiosité). Le texte fournit tous les détails sur les traitements symptomatiques disponibles, et notamment concernant les lésions cutanées, la douleur, ainsi que sur l’indication éventuelle d’un traitement antibiotique en cas de surinfection. En particulier, « la prescription d’anti-inflammatoires ou de corticoïdes est à proscrire ». Et concernant la vaccination, la HAS reprend les avis déjà publiés, avec la nécessité d’une vaccination en pré-exposition des personnes à très haut risque d’exposition, et en post exposition des personnes contacts à risque de contamination.   La HAS insiste sur « le rôle essentiel les professionnels de santé de premier recours pour participer activement à la limitation de la propagation et de la gravité de l'épidémie » en renforçant l’information et la prévention des patients les plus exposés. Ces « Réponses rapides » sont complétées par trois fiches pratiques consacrées à la prise en charge des patients, aux personnes contacts à risques et à la vaccination. Enfin, La HAS a annoncé, qu’elle organisera prochainement un webinaire sure ce sujet à l’intention des professionnels de santé.

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

3 débatteurs en ligne3 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2