ADA 2018 : Toujeo confirme son intérêt par rapport à l’insuline dégludec

25/07/2018 Par Marielle Ammouche
Diabétologie
Toujeo, insuline glargine dosée à 300 unités/ml (Sanofi), apparaît non inférieure à l’insuline dégludec (100 unités/ml) chez les adultes atteints de diabète de type 2 et n’ayant jamais reçu d’insuline, concernant le contrôle glycémique, et montre de plus une tendance positive concernant le risque d’hypoglycémie.

C’est ce qui ressort des résultats de l’étude Bright, qui ont été présentés lors de la 78ème session scientifique de l’American diabetes association (ADA, Orlando 22-26 juin 2018).   Cette étude visait à comparer l’efficacité et la sécurité de Toujeo par rapport à celles de l’insuline dégludec (100 unités/ml) sur une période de 24 semaines. Au total, 929 adultes souffrant de diabète de type 2, insuffisamment contrôlés par antidiabétiques oraux ou agonistes du récepteur de GLP-1, et n’ayant jamais suivi de traitement à l’insuline, ont été randomisés. Au terme de l’étude, les réductions de taux d’HbA1c étaient comparables dans les groupes Toujeo et insuline dégludec :  1,64% et -1,59%, respectivement. En outre, Au cours des 12 premières semaines de traitement, période pendant laquelle patients et médecins déterminent la dose individuelle d’insuline la plus appropriée, Toujeo a réduit de 23% le taux d’hypoglycémie et de 26% l’incidence des épisodes d’hypoglycémie, comparativement à l’insuline dégludec (p<0,05). Au cours des 12 semaines suivantes de l’étude, les deux traitements ont démontré une incidence et un taux comparables d’hypoglycémie. Pour le Pr Alice Cheng (Université de Toronto, Canada, et chercheuse principale de l’étude), ces données sont importantes : "L’hypoglycémie est une préoccupation pour les personnes atteintes de diabète, surtout pendant la période initiale d’adaptation de la dose. S’ils font de l’hypoglycémie, en particulier durant cette période de début du traitement, les patients risquent d’être amenés à interrompre la prise du médicament."

Faut-il supprimer les ARS ?

Valérie Briole

Valérie Briole

Non

Quel interlocuteur à la place ? Le préfet ? Il n’a pas connaissance des enjeux de santé publique ni des coûts réels des soins. Le... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
22
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2