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Pourquoi les radiologues exigent l'ouverture de plus de postes d'internat
Alors que 15% de postes d'internat supplémentaires ont été ouverts cette année, les représentants des radiologues s'estiment délaissés. Ils appellent à une hausse du nombre de places dans leur spécialité pour éviter qu'elle ne reste "le goulot d'étranglement de la prise en charge des patients".
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Cette année, 10 260 postes d'internat ont été ouverts, soit 15% de plus que l'an dernier. Un "effort inédit", selon la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Mais toutes les spécialités ne sont pas logées à la même enseigne, alerte le Conseil national professionnel de radiologie et imagerie médicale (G4)* et l'Union nationale des internes et jeunes radiologues.
"Pour la radiologie et l'imagerie médicale, le nombre d'internes n'augmentera pratiquement pas en 2026", déplore le CNP dans un communiqué du lundi 24 août. "Après des années de stagnation et de baisse", ces spécialités ne bénéficieront que d'une augmentation de "1.5%", "avec finalement un effectif de moins 10% par rapport à 2015", calcule-t-il.
Pour 2026-2027, 262 postes d'internat en radiologie et imagerie médicale ont en effet été ouverts contre 258 l'an passé, soit une hausse de 1,55%. Mais ces chiffres ne tiennent pas compte des postes ouverts pour les étudiants ayant signé un contrat d'engagement de service public (CESP) : 4 seront accessibles cette année dans la spécialité, contre un seul l'an dernier (soit une hausse totale de 2.7%).
Pour le G4, "il est évident qu'il faut augmenter globalement le nombre de médecins formés par les universités en France, mais c'est un non-sens de priver ces médecins et leurs patients des ressources transversales de soins indispensables produites par les radiologues". "Quelles raisons peuvent amener à de telles décisions ?", s'interrogent les représentants des radiologues, dans leur communiqué.
"Nos CHU et nos facultés peuvent assumer la formation de 30% de radiologues nationaux supplémentaires chaque année"
Sans hausse du nombre d'internes formés, "la radiologie va rester le goulot d'étranglement de la prise en charge des patients, annihilant les efforts de l'Etat pour améliorer l'accès aux soins de la population", alerte le G4, rappelant notamment que "plus de 40% des postes de radiologues dans les hôpitaux sont vacants".
"Nos CHU et nos facultés peuvent assumer la formation de 30% de radiologues nationaux supplémentaires chaque année", assurent les signataires du communiqué, qui demandent à être reçus par la ministre "pour apporter les éléments permettant de corriger ces choix délétères, non seulement à terme mais dès maintenant, pour la santé" des Français.
*Le G4 regroupe le Collège des enseignants de radiologie de France (CERF), la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR), la Société française de radiologie (SFR) et le Syndicat des radiologues hospitaliers (SRH).
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