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Moins de chirurgiens esthétiques, plus de médecins urgentistes : la lettre d'un sénateur à Stéphanie Rist
Dans une lettre adressée à la ministre de la Santé, le sénateur des Côtes-d’Armor, Gérard Lahellec s'alarme de la fermeture la nuit des urgences de l’hôpital de Dinan, faute de médecins urgentistes. Il déplore la baisse du nombre de places de formation en médecine d'urgence quand celles en chirurgie esthétiques explosent.
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Alors que les urgences de l'hôpital de Dinan seront fermées toutes les nuits pendant l'été, le sénateur des Côtes-d’Armor, Gérard Lahellec, a pris la plume pour s'adresser à Stéphanie Rist. Il rappelle que cette fermeture des urgences est la conséquence d’un nombre insuffisant de médecins urgentistes. Alors qu’ils devraient être 40 pour que le service fonctionne correctement, ils ne seront que 17 à travailler pendant l’été.
Le sénateur déplore que le département, "du fait de multiples renoncements étatiques", devienne "de moins en moins attractif pour des médecins qui ont de nouvelles attentes, notamment celle de travailler en équipe pluridisciplinaire. Cette désaffection hospitalière favorise ainsi le non-recours aux soins des patients costarmoricains, ce qui n’est de bon augure pour personne".
Pour Gérard Lahellec, la situation pourrait s’améliorer si le nombre de praticiens formés à la médecine d’urgence augmentait. Or, "l’an dernier la médecine d’urgence a fait l’objet d’une baisse de 9 % de ses effectifs d’internes, quand les places ouvertes en chirurgie esthétique ont connu une hausse de 79 %", avance-t-il. Le nombre d’internes en chirurgie esthétique est effectivement passé de 14 à 25. En revanche, le nombre de postes ouverts en médecine d’urgence a en réalité augmenté de 9%, passant de 416 à 455.
Le sénateur demande à la ministre de "prioriser les spécialités en tension, au premier rang desquels la médecine d’urgence", alors que l'arrêté fixant le nombre d’internes pour chaque spécialité médicale doit être publié en juillet.
Dans sa lettre, Gérard Lahellec interpelle également Stéphanie Rist sur le projet de construction d'un hôpital entre Saint-Malo et Dinan. "Cinq ans après, la validation du projet est sans cesse repoussée tandis que les élus sont laissés dans l’expectative", déplore l'élu, qui demande à la ministre de "respecter très solennellement les engagements pris par vos prédécesseurs, même si cela implique une hausse du soutien financier de l’État. N’oublions jamais que les économies faites sur la santé sont souvent celles que nous payons le plus cher à l’arrivée".
[Avec actu.fr]
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