Interdiction

@Pixim Stock/stock.adobe.com (Image générée à l'aide de l'IA)

Le médecin lui refuse une ordonnance : la patiente le filme et l'accuse de l'avoir agressée

Dans un communiqué, la fédération SOS Médecins France exprime son soutien au généraliste filmé par une patiente mécontente, qui entendait par sa vidéo dénoncer l'agression dont elle estime avoir été victime. "Filmer un professionnel pour l'exposer ensuite publiquement ne saurait devenir un moyen d'intimidation." 

25/08/2026 Par Aveline Marques
Violence Faits divers / Justice
Interdiction

@Pixim Stock/stock.adobe.com (Image générée à l'aide de l'IA)

Les faits se sont déroulés à Roubaix, dimanche 23 août. Alors que le généraliste de SOS Médecins qu'elle consulte refuse de lui prescrire des benzodiazépines, une jeune femme dégaine son téléphone pour filmer la scène. "Ce médecin est violent envers moi et refuse de me represcrire un traitement", lance-t-elle dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. 

L'échange tendu qui suit révèle que le généraliste n'a pas non plus accepté de rédiger une "attestation" mentionnant son refus de prescription. "Je ne prescrirai pas de benzodiazépines parce que ce n'est pas une urgence", déclare-t-il fermement à la patiente, qui met quant à elle en avant un "risque de sevrage" en cas d'interruption brutale du traitement. 

Alors que le praticien l'incite à sortir du cabinet, la patiente se rassoit et lui lance : "Qu'est-ce que vous allez me faire, vous allez me violenter ?" Après avoir envisagé un temps d'appeler la police, le praticien se décide finalement à tirer la jeune femme par le bras pour la mettre à la porte. C'est alors que la jeune femme se met à crier au secours. "Un médecin me frappe ! Il m'a pris par les bras, il m'a poussée, il m'a frappée", dénonce-t-elle, "choquée" et en larmes, auprès d'un homme alerté par les cris.  

Une tentative d'"intimidation"

Sortie du cabinet, la jeune femme décide de poster la vidéo pour dénoncer l'agression dont elle estime avoir été victime. Mais alors que les images tournent et lui valent de nombreux commentaires négatifs, elle décide finalement de la supprimer "pour raisons légales". Elle indique par ailleurs avoir conservé les "insultes et menaces" reçues dans le but de porter plainte pour cyberharcèlement. 

Dans un communiqué transmis à Egora, SOS Médecins France apporte son soutien à ce confrère de SOS Médecins Roubaix-Tourcoing. "Face à une demande médicalement injustifiée, il a su rester ferme et ne pas céder à la pression", salue la fédération, qui rappelle qu'"une prescription n'est jamais un dû", mais "relève exclusivement de l'appréciation et de la responsabilité du médecin." 

SOS Médecins déplore par ailleurs une tentative d'"intimidation". "Filmer un professionnel pour l'exposer ensuite publiquement ne saurait devenir un moyen d'intimidation destiné à obtenir une ordonnance ou une décision médicale", déclare la fédération nationale. "Nos médecins sont disponibles jour et nuit pour soigner, écouter et répondre aux besoins de soins non programmés. Ils doivent pouvoir exercer sereinement, dans le respect de leur indépendance professionnelle et sans subir menaces, pressions ou mises en cause sur les réseaux sociaux."

 

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