Ouverture de Parcoursup : les trois chiffres à connaître sur la nouvelle Paces

22/01/2020 Par Marion Jort
La phase d’inscription et de formulation des vœux pour tous les bacheliers a officiellement commencé ce mercredi 22 janvier à 12h. Des choix rendus compliqués par la réforme des études de santé et la multitude d’options possibles pour accéder aux filières de médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie. 

  L’heure a sonné pour des milliers de bacheliers ! Ce mercredi 22 janvier a débuté la phase d’inscription et de formulation des voeux sur la plateforme Parcoursup. Une procédure particulièrement complexe cette année à cause de la réforme des études de santé, comprenant - entre autres - la suppression de la Paces et du numerus clausus. 

Désormais, deux voies sont possibles pour accéder aux études de santé : via un PASS (Parcours spécifique de santé) - l’équivalent de l’ancienne Paces - ou une L.AS (Licence avec accès santé). Dans le cas d’un PASS, les étudiants auront une dominante de cours de santé avec une “option” correspondant à une licence de la faculté (droit, lettre ou économie par exemple). Ils formuleront des voeux de spécialité à la fin de l’année pour choisir médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie (“MMOP”) et désormais kinésithérapie. L’accession se fera après étude du dossier. Ceux dont les notes ne seraient pas suffisantes passeront, eux, un oral avec un jury. Nouvelle règle de la réforme : il ne sera plus possible de redoubler.  Dans le cas d’une L.AS, les étudiants choisiront une majeure de leurs choix (droit, lettres ou économie par exemple) et une mineure “option santé”. A l’issue de l’année, s’ils ont validé tous les crédits ECTS (au moins 10 sur 60), ils pourront candidater via une passerelle à la spécialité “MMOP” de leur choix. Dans ce cas de figure, il sera possible de redoubler ou de poursuivre dans l’année supérieure correspondant à leur majeure et de retenter sa chance plus tard dans le cursus universitaire. Le détail du fonctionnement est à retrouver ici.  Voici donc les trois chiffres à retenir pour la procédure Parcoursup de cette année :  

46.000 

C’est la capacité d’accueil des étudiants en première année de santé qui souhaitent accéder aux études de santé par Parcoursup proposée...

par l’ensemble des universités. Un niveau d’accueil comparable à ce qui était déjà proposé l’an dernier. Dans un communiqué, les doyens s’estiment satisfaits qu’il n’y ait pas eu de réduction des capacités d’accueil “malgré la complexité du système mis en place”.  

108 

C’est le nombre de sites universitaires qui proposent au moins un parcours d’accès aux études de Santé. Parmi eux, par exemple, Lorient, Vannes, Saint-Brieuc, Cergy-Pontoise, l’université de Savoie, l’université du Havre, l’université de Perpignan, l’université d’Orléans, le site de Brive ou encore le site de Gap. “On observe donc une grande diversité géographique ce qui est une réussite indiscutable. Des PASS sont proposés par toutes les universités qui avaient une PACES sauf l’UPEC, Caen, Poitiers et Strasbourg qui ont fait un choix d’accès exclusif par des formations de type LAS”, commentent les doyens.    

378 

C’est le nombre de L.AS qui sont proposées dont 162 dans des filières de “Sciences et techniques”, 44 en Droit, 43 en Sciences économiques, 90 en “Humanités”, 23 en Psychologie et 16 en Sciences et techniques des activités physiques et sportives. Le choix d’une filière L.AS permet ainsi des associations “originales”, telles que lettre et option santé, administration économique ou sociale-économie et option santé, musicologie et option santé ou encore sciences du langage et option santé.  D’après les doyens, toutes les universités n’ont pas encore pu conclure totalement leur offre. “Un grand travail pédagogique nous attend maintenant car il s’agit de construire dans chacune de nos universités, une offre originale, explique Jean Sibilia. Cette étape n’est qu’une première étape. Le dispositif extrêmement innovant que nous mettons en place, doit permettre une meilleure réussite de nos étudiants et de créer une diversité pédagogique mais aussi territoriale.” 

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