[EXCLU] Redoublement forcé des Paces et Pass en cas de positivité au Covid : la réponse du ministère aux étudiants

09/12/2020 Par Marion Jort

Une note diffusée aux universités à quelques jours du début des partiels des Paces et des Pass indiquant que les personnes positives au Covid ou cas contact ne pourraient pas passer les examens de fin d’année a provoqué la colère des étudiants. Forcés de redoubler, prévenus au dernier moment, ils dénoncent une injustice. Le ministère leur répond, en exclusivité pour Egora. Tous dénoncent une décision “incompréhensible” et “injuste”. Étudiants, syndicats, associations représentatives… Depuis quelques jours, ils pointent du doigt une note de la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur et de l’Insertion Professionnelle envoyée aux universités, les informant à la dernière minute, juste avant le début des examens, que les étudiants “dans l'obligation d’être isolés”, c’est-à-dire Covid + ou cas contact ne pourraient se rendre à leurs examens de fin de semestre. Par question d’équité d’évaluation, une nouvelle session ne peut être organisée en janvier pour ces derniers. Ils seront donc obligés de redoubler, certificat médical ou résultat de test à l’appui. Cec, dans toute la France, sans exception.  Après plus d’une semaine sans déclaration officielle, le ministère de l’Enseignement supérieur s’est décidé à réagir auprès d’Egora. “L’organisation des examens et concours suit les recommandations de la cellule de crise interministérielle”, expliquent d’abord les équipes de Frédérique Vidal, confirmant par ailleurs qu’il n’y a pas de mesures dérogatoires pour les étudiants qui nécessiteraient d’être isolés à cause du Covid. “Pour les concours, les étudiants qui se retrouvent dans l’impossibilité de passer les épreuves bénéficient des mesures habituellement mises en place dans leur université pour leur permettre de concourir l’année suivante sans considérer l’année en cours comme une première tentative (Covid-19, maladie, blessure, empêchement physique,…), promet-il encore. Le texte de DGESIP est d’ailleurs très clair : “S’agissant des concours dans les disciplines de santé, les étudiants qui ne pourraient pas se présenter à une épreuve pour cause d’isolement pourront bénéficier de l’annulation de leur année universitaire et se présenter au concours l’année suivante sans avoir épuisé une des chances offertes de candidater.”

Le ministère rappelle aussi que pour éviter d’être contaminés, un isolement...

“avant la date du concours” doit être effectué par les étudiants. Pour faciliter cette mesure, le Crous s’est d’ailleurs organisé pour “mettre à disposition des logements, y compris pour les étudiants n’y résidant pas habituellement”, affirment les équipes de la ministre.   Appel à la responsabilité individuelle Si de nombreux étudiants en Pass et Paces ont témoigné auprès d’Egora de leur intention de se présenter au concours bien que positifs au Covid pour éviter de “sacrifier” leur année, le ministère n’est pas inquiet, assurant que “le protocole sanitaire mis en place est très rigoureux et contraignants pour éviter toute contamination par des étudiants qui seraient malades sans le savoir”. Il appelle, de plus, à la “responsabilité individuelle” des candidats. De plus, la DGESIP prévoit, dans sa note, que les universités ouvrent “une salle dédiée” en cas de “difficulté survenue en cours d’épreuve (toux, fièvre etc.)”. Cette salle pourra permettre à l’étudiant de poursuivre son épreuve, “ainsi que le prévoit la disposition 1.2.1 du protocole applicable aux concours de la fonction publique”, assure le ministère.

  Le redoublement possible pour tous En ce qui concerne les modalités pratiques de la décision du ministère, le redoublement sera possible pour tous les étudiants malgré les textes de la réforme. Les actuels Paces, déjà redoublants, pourront tripler en Pass l’an prochain. Les Pass, quant à eux, pourront faire une demande de redoublement toujours sous le régime Pass pour l’année universitaire 2021-2022.

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