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Le procès de la fausse prépa médecine "Hippocrate" s'ouvre ce lundi

Le procès du fondateur et de trois dirigeants de la prépa fantôme aux études de médecine "Hippocrate" s'ouvre ce lundi 17 mars à Paris. Ils sont notamment poursuivis pour escroquerie, travail dissimulé et complicité.  

17/03/2025 Par Chloé Subileau
Faits divers / Justice
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Le procès du fondateur de la prépa fantôme aux études de médecine "Hippocrate", ainsi que de trois anciens dirigeants, s'ouvre ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont soupçonnés d'avoir arnaqué plusieurs dizaines de candidats. Selon Ouest-France, 79 familles ayant perdu des milliers d'euros et anciens salariés n'ayant jamais été payés se sont portées civiles. Le Parisien, de son côté, indique que 107 familles se sont constituées parties civiles, et que 56 anciens salariés se sont tournés vers les prud'hommes.

A l'origine de cette affaire, il y a la création de la prépa "Hippocrate France" fin 2020 par Samy N., désormais âgé de 25 ans. Le jeune homme se présente comme étudiant en médecine et promet une formation "d'excellence" pour entrer en études de médecine.

Mais il n'en est rien : l'argumentaire de la prépa est faux et les enseignements promis n'auront jamais lieu, rappelle Le Parisien. Dès l'été 2021, de premières plaintes sont déposées. "D’autres suivent, initiées par les familles des étudiants inscrits et ayant payé entre 3 000 et 11 000 euros, après qu’un courriel les a informées que le projet était abandonné", précisent nos confrères de Ouest-France.

Interpellé en novembre 2021, Samy N. menait alors un train de vie "dispendieux", selon les enquêteurs. Il avait, par ailleurs, déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon en février 2021 pour des faits similaires.

L'une des questions centrales de ce procès est de savoir si le jeune homme croyait réellement en son projet de prépa ou si l'escroquerie était prévue depuis le début. Interrogé en novembre dernier par l'AFP, Me Jean-Laurent Panier, avocat du prévenu, assurait que Samy N. avait "clairement reconnu sa mauvaise gestion, mais pour un étudiant en 3e année passionné de médecine, je ne pense pas qu'il ait eu le dessein de commettre une escroquerie médiatique qui, immanquablement, allait ruiner sa carrière".

Samy N. est notamment poursuivi pour escroquerie et travail dissimulé. Les trois anciens dirigeants, eux, comparaissent également pour complicité.

De son côté, Me Maxime Delacarte, avocate d'une soixantaine de parties civiles, affirme que ces dernières veulent "très simplement, une déclaration de culpabilité et des explications franches". "L’argent dépensé n’a jamais été récupéré et n’a pas pu financer d’autres formations", indique-t-il à Ouest-France.

[avec Ouest-France, AFP et Le Parisien]

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