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Accusations de triche aux Ecos : près de 40 plaignants associés à la plainte
La plainte déposée mi-septembre auprès du parquet de Paris après la révélation de soupçons de fraude lors des derniers Ecos compte désormais près de 40 plaignants, contre six initialement.
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Le 16 septembre, quelques jours après la diffusion de la lettre anonyme dénonçant des irrégularités et fraudes lors des derniers Ecos, l'avocat Juan Branco annonçait avoir déposé une plainte contre X auprès du parquet de Paris. Six plaignants y étaient alors associés. D'autres étudiants ont décidé de porter l'affaire en justice puisqu'un complément de plainte "portant à près de 40 le nombre de personnes constituées à ce jour" a été déposé, a annoncé ce mardi 6 octobre, Me Juan Branco.
L'avocat assure que des extraits de stations, qui correspondent aux mises en situation auxquelles doivent répondre les étudiants lors des Ecos, "ont circulé et été partagés avant certaines épreuves". "Cela apparaît compatible avec les déclarations du Gouvernement, qui affirme que les documents étaient distribués dès 6 heures du matin", ajoute-t-il.
L'enquête doit désormais "permettre d'établir l'existence ou non d'une fuite intégrale préalable ou non à cet horaire", poursuit Juan Branco qui affirme, par ailleurs, avoir mené des "analyses statistiques" contredisant les déclarations du ministère et du Centre national de gestion (CNG) "concernant l'absence d'anomalies". Le cabinet de l'avocat, contacté par Egora, n'a, pour l'heure, pas donné plus de précisions sur ce travail d'analyse.
"Ecarter tout fantasme et faire la vérité"
Le CNG, en charge de l'organisation des Ecos, a en effet affirmé avoir analysé les résultats des candidats des trois dernières éditions de ces examens afin de vérifier si "des progressions anormales" étaient visibles dans les classements. L'instance a conclu, dans un communiqué du 14 septembre, que rien ne permettait de "mettre en évidence une fraude caractérisée".
"Un important préjudice d'anxiété frappe les étudiants dont la vie toute entière est déterminée par ces examens", insiste, de son côté, l'avocat des près de 40 plaignants. "L'institution judiciaire doit s'en saisir pour écarter tout fantasme et faire la vérité."
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