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Certificats "absurdes" : il est urgent de "faire la chasse à tout ce qui gâche du temps médical"
A l'occasion de la rentrée scolaire, le Collège de la médecine générale (CMG) a relancé son opération "Septembre violet" contre les demandes de certificats "absurdes". Face aux difficultés d'accès aux soins que rencontrent les Français, "faire la chasse à tout ce qui gâche [du] temps médical" apparaît de "bon sens", souligne Karen Ramsay, rédactrice en chef du magazine Egora, dans son édito.
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"La rentrée-cartable, la rentrée-petits chagrins, la rentrée-bonnes résolutions mais aussi la rentrée-certif' à tout-va… Comme celui pour partir en croisière, pour faire une épilation laser, pour qu'un enfant puisse boire en classe, utiliser une couette pour dormir ou pratiquer la danse.
Absurde, certes, mais véridique, assure le Collège de la médecine générale, qui a lancé, fin août, sa troisième campagne "Septembre violet" – et ses tampons effet croco – contre les demandes de certificats "absurdes". Des demandes qui "gaspilleraient" entre une heure trente et deux heures de temps médical chaque semaine, estime la mission flash Franzoni-Albertini qui avait formulé, en 2023, 15 mesures visant à réduire la charge administrative des médecins.
La première : faire du certificat "l'exception". Certes, les choses ont bougé, mais (trop) timidement. Et les principales revendications des médecins sont restées lettre morte auprès des pouvoirs publics : auto-déclaration pour les jours enfant malade ou les arrêts maladie courts, liste limitative des certificats médicaux "légaux" ou encore délégation aux services administratifs de prescriptions à faible valeur médicale…
Difficile à instaurer ? Trop complexe administrativement ? Risque de fraude et d'abus des salariés ? Les opposants l'affirment sans pouvoir le prouver… alors qu'en Norvège, cite le CMG, la mise en place de l'obligation d'un certificat pour absence scolaire en 2016 a entraîné une hausse de 14 à 25 % des consultations chez le médecin généraliste.
Le rapport Igas-IGF a révélé qu'en vingt ans, la durée hebdomadaire effective de travail des généralistes libéraux a diminué de 16 %… sans une baisse équivalente de l’activité en parallèle. Dès lors, faire la chasse à tout ce qui gâche ce temps médical – sans compter les dépenses liées à ces consultations – semble de bon sens. Notamment quand on sait que si chaque médecin généraliste libérait, chaque jour, une consultation "inutile", 50 000 rendez-vous* quotidiens seraient disponibles pour de "vrais" besoins médicaux."
*Chiffres avancés par le CMG et le site certificats-absurdes.fr
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