Image générée par IA

Image générée par IA

"On ne peut pas mener une guerre avec des gens consensuels" : le Pr Raoult fustige le Conseil scientifique

30/04/2020 Par Marion Jort
Image générée par IA

Image générée par IA

Dans une interview accordée à Paris Match ce jeudi 30 avril, le Pr Raoult a décidé de se livrer sur sa vision de la gestion de l’épidémie Covid, son traitement, ses pistes et sur les différents acteurs qui tentent d’endiguer la crise. Et ne mâche pas ses mots.  

 

“Je suis un renégat” . D’entrée de jeu, le Pr Raoult donne le ton de l’interview. Interrogé par Paris Match, l’infectiologue fait le tour des différentes problématiques autour de Covid… Et n'épargne personne.  

D’abord, sur le Conseil scientifique, des “personnes qui ne savent pas de quoi elles parlent” selon Didier Raoult. Alors qu’il a décidé de se mettre en retrait - sans démissionner - le 25 mars dernier de cette instance, il explique qu’on ne “peut pas mener une guerre avec des gens consensuels”.Le consensus, c’est Pétain. Insupportable. On ne peut pas décider de cette manière”, lâche-t-il. D’après lui, “chacun poussait ses billes en avant. Il fallait faire plaisir, représenter l’Institut Pasteur, l’Inserm, etc.”. Alors le constat est sans appel à ses yeux : “Il n’y a rien de fiable scientifiquement là-dedans.”

Il rappelle également qu’il a, de son côté, “fait ce qu’il fallait” en créant l’infectiopôle. “Ici, en vingt ans ils n’ont rien appris. Résultat, personne ne sait tester le coronavirus. Cela, Emmanuel Macron le sait très bien”, affirme-t-il.  

 

“Mes détracteurs sont des enfants” 

Sur ses détracteurs, ensuite, le Pr Raoult ne mâche pas ses mots : “Ces polémiques sur mes travaux m’amusent beaucoup. Les détracteurs sont des...

enfants ! Depuis 25 ans, j’enseigne la même méthode, c’est amusant de les voir critiquer la mienne.”

A la question de savoir s’il accepte la critique, le Pr Raoult répond aussi qu’il “s’en fiche”. “Je refuse de débattre avec des gens ayant un niveau de connaissance trop bas. Il faut commencer par regarder ce que j’ai écrit. Je suis un renégat : avec des preuves, je change d’avis mais il faut me démontrer que j’ai tort.”

 

Interrogé sur la pertinence de son traitement, l’infectiologue balaie toutes les critiques. “Ce traitement est bête comme un chou, c’est pour ça qu’il irrite”, estime-t-il. Est-ce donc l’arme la plus efficace contre le Covid ? “La question ne se pose pas ainsi”, pour le Pr Raoult. “Nous sommes dans une situation où deux médicaments, disponibles, peu coûteux, prescrits des milliards de fois, fonctionnement. Deux solutions se présentent : soit vous les utilisez, soit vous tentez de dénicher un hypothétique médicament, pas plus efficace, qui coûtera plus cher et qui n’est pas encore manufacturé. C’est dingue d'imaginer progresser en refusant d'utiliser de vieilles molécules !”

Il explique aussi que de nombreuses personnes, dont des célébrités, le contactent pour avoir ordonnances et conseils.  

 

Pas de vaccin 

Le Pr Raoult annonce également qu’il ne travaille pas sur un vaccin. “Les vaccins ne sont pas toujours la bonne solution. Trouver un vaccin pour une maladie qui n’est pas immunisante… c’est même un défi idiot [...] Notre chance est proche de zéro”, estime-t-il.  

 

[avec Paris Match

 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3