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"Je ne suis évidemment pas concerné par les menaces de l’Ordre" : le Pr Raoult remet ses contradicteurs en place

Face aux protocoles illégaux et aux “remèdes miracles” pratiqués par certains médecins contre le coronavirus, le Conseil national de l’Ordre des Médecins a annoncé avoir alerté l’ANSM. Controversé par certains pour son essai clinique, le Pr Raoult a tenu à mettre les choses au clair. 

 

C’est par un tweet que le Pr Raoult a répondu au communiqué de l’Ordre annonçant un risque de suspension pour les médecins qui pratiquent des traitements “non-validés” scientifiquement et des prescriptions hors AMM sur leurs patients Covid.

Même si ce dernier n’est pas concerné par cet avertissement, il a toutefois tenu à mettre les choses au clair et à rappeler qu’il effectue son essai clinique dans le cadre du décret du 25 mars 2020. “Je ne suis évidemment pas concerné par les menaces de l’Ordre des médecins. Je m'inscris dans le cadre du décret du 25/03. Les doses d’hydroxychloroquine prescrites à l'IHU sont des doses habituelles, administrées sous surveillance. L'azithromycine est le traitement de référence des infections respiratoires”, écrit-il ainsi. 

 

Répondant au tweet du Pr Raoult, plusieurs médecins ont exprimé leur crainte d’une mise sous contrôle des médecins.

 

 

Ne pas susciter de faux espoirs

Par son communiqué de rappel aux règles de déontologie, le Cnom visait en réalité les protocoles menés par une vingtaine de médecins “en dehors de la législation en vigueur”. “Il serait inadmissible dans ce contexte de susciter de faux espoirs de guérison”, prévenait l’Ordre en précisant : “Les Français, nos patients, vouent une confiance importante au corps médical, qui se doit d’en être à la hauteur pendant cette crise sanitaire sans précédent.” 

Dans son communiqué, le Cnom informe également de sa décision de saisir les conseils départementaux des praticiens concernés. “La mise en danger des patients, s’il apparaissait qu’elle puisse être provoquée par des traitements non validés scientifiquement, pourrait justifier dans ces circonstances la saisine du Directeur général de l’ARS pour demander une suspension immédiate de l’activité de ces médecins”, affirme le document.

 

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