Ozempic : 10 fois moins de mésusage avec le dispositif d'aide à la prescription des médecins, se félicite l'Assurance maladie
Entré en vigueur le 1er février 2025, le dispositif d'accompagnement à la prescription des analogues du GLP-1, largement décrié par les médecins et les pharmaciens, a fait ses preuves, se félicite la Cnam dans son dernier Panorama du médicament.
Face au mésusage constaté de certains médicaments antidiabétiques analogues du GLP-1 et aux tensions d’approvisionnement, l'Assurance maladie a mis en place dès le 1er février 2025, un dispositif d’accompagnement à la prescription pour cette classe thérapeutique en plein essor.
Adopté dans le cadre de la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 et prévu par la convention médicale, ce dispositif a été largement décrié par les syndicats de médecins et de pharmaciens, dont certains avaient même appelé "au boycott". Les médicament AGLP-1 concernés sont le sémaglutide (Ozempic), le dulaglutide (Trulicity), le liraglutide (Victoza) et l’exenatide (Byetta).
En pratique, les médecins doivent remplir un formulaire de trois questions clés, conditionnant le remboursement du traitement, et dont l'objectif est de vérifier que les prescriptions sont conformes aux autorisations de mises sur le marché (AMM) et aux indications thérapeutiques remboursables (ITR).
Et les premiers résultats sont très concluants, se félicite la Cnam. Ils "montrent une forte sécurisation de la prescription des AGLP-1 aux patients diabétiques pour lesquels ce traitement est indiqué", indique le dernier Panorama du médicament. Ainsi, 86 % des assurés bénéficiant d’un remboursement d’un médicament analogue du GLP-1 présentent désormais un formulaire conforme en pharmacie. "La mesure a permis de faire chuter le taux de mésusage* de l’Ozempic, à seulement 0,2 % aujourd’hui (10 fois plus élevé avant la mesure mise en place) (2,4% chez les femmes de moins de 40 ans)", calcule la Cnam.
"Notre mission, c’est de soutenir ces innovations tout en veillant à ce que les médicaments soient utilisés de manière juste, sûre et bénéfique pour tous, afin de préserver la qualité des soins et notre modèle solidaire", déclare Thomas Fatôme, directeur général de la Cnam.
L’Ozempic est remboursé à hauteur de 296 millions d’euros pour 475 000 patients, avec un coût moyen de 624 euros par malade à fin juin 2025, précise l'Assurance maladie. Le médicament figure à la 15e place des 20 molécules les plus remboursées en montants.
* Le taux de mésusage a été calculé à partir des données de remboursement des analogues du GLP-1 (Ozempic, Trulicity, Victoza) entre février et août 2025. L'analyse a porté sur les patients ayant bénéficié d'au moins 3 délivrances remboursées durant cette période. Ces patients ont été classés selon la présence de critères cliniques attestant d'un diabète de type 2 : ALD diabète, tests HbA1c, traitements antidiabétiques associés. Les patients ne présentant aucun de ces critères ont été identifiés comme étant en situation de "mésusage probable".
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