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"Il est temps de bloquer les dérives commerciales" : l’UFML-S appelle la Cnam à mettre fin au "far west" des téléconsultations

Reprenant les mots prononcés par le DG de la Cnam, le syndicat du Dr Marty appelle à mettre fin au "far west" des téléconsultations en levant la limitation à 20% de l’activité totale pour les médecins libéraux exerçant en cabinet ou en maison médicale "sans lien avec des structures commerciales".

"Comment s’étonner du ‘Far West’ autour des téléconsultations, dès lors que l’Assurance Maladie a fait l’inverse de ce qu’il fallait faire pour encadrer ce mode d’exercice…" s’insurge l’Union française pour une médecine libre (UFML) dans un communiqué diffusé ce mardi. Un coup de gueule en réaction aux propos du directeur général de la Cnam, Thomas Fatôme, prononcés sur le JT de TF1 le 19 septembre. Celui-ci indiquait qu’en matière de télémédecine, il fallait "fixer les nouvelles règles du jeu", notamment avoir "un vrai statut des offreurs de téléconsultation, avec des exigences, pour mettre fin à ce qu’on pourrait appeler un peu le Far West des téléconsultations".

Une déclaration qui irrite le syndicat qui rappelle "que l’Assurance Maladie a limité pour les médecins libéraux la pratique des téléconsultations à 20% de leurs actes". Tandis que, "parallèlement, elle a laissé s’installer des cabines de téléconsultation en de nombreux points du territoire, dans des pharmacies ou d’autres structures et n’a opposé aucune résistance au développement de plateformes commerciales qui ignorent la limitation du nombre d’actes."

L’UFML-S réclame de longue date de "privilégier tout acteur ou structure en capacité de réaliser des téléconsultations auprès d’une patientèle connue par l’effecteur de l’acte", "véritable définition d’une porte d’entrée au remboursement de ces actes". Or "les plateformes commerciales de téléconsultation" et autres "cabines à fric" ne peuvent pas répondre à "une obligation de réalisation d’une borne minimale de 20 ou 30% de téléconsultations en patientèle médecins traitants", dénonce le syndicat.

L’UFML-S, dont le président doit s’entretenir ce jeudi avec le ministre de la Santé, François Braun, appelle à "bloquer les dérives financières et commerciales autour de ce mode d’exercice" et plaide pour la levée de la limitation des téléconsultations à 20% du volume d’activité globale – comme le stipule l’avenant 9 – pour les médecins libéraux exerçant en cabinet ou en maison médicale "sans lien avec des structures commerciales".

En juillet, le syndicat Jeunes Médecins appelait déjà à lever cette limitation compte tenu de la pénurie de médecins dans certains territoires.

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