Rappel de laits infantiles après la mort de nouveau-nés : Rist appelle à "consulter un médecin" en cas de "symptômes"
Deux enquêtes ont été ouvertes en France après les morts récentes de deux nouveau-nés ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de "possible contamination" par une substance d'origine bactérienne, sans "lien de causalité" établi pour l'heure, selon les autorités. Les laits potentiellement contaminés ont été "retirés" du marché, a assuré Stéphanie Rist.
Les ministères de l’Agriculture et de la Santé ont été informés du retrait et rappel volontaire de certains lots de laits infantiles commercialisés par les groupes Nestlé et Lactalis, indiquent-ils conjointement dans un communiqué.
Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes à Angers et Bordeaux après les décès récents de deux nouveau-nés ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de "possible contamination" par une substance d'origine bactérienne, sans "lien de causalité" établi pour l'heure, ont précisé les autorités.
Un premier décès suspect, évoqué sans précisions de lieu mardi par l'un des services du ministère de la Santé qui a lancé des investigations sanitaires, concerne un bébé né le 25 décembre et mort le 8 janvier à l'hôpital Haut Lévêque de Pessac, dans la banlieue de Bordeaux. "Une fois sorti de la maternité, le nourrisson avait notamment été alimenté, entre le 5 et le 7 janvier 2026, avec un lait artificiel de marque Guigoz ayant fait l'objet d'un rappel pour une possible contamination par une bactérie Bacillus Cereus", a précisé à l'AFP Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux.
A Angers, "il y a deux jours", la mère d'une petite fille de 27 jours, morte le 23 décembre, a recontacté les enquêteurs pour évoquer une boîte de lait Guigoz donnée auparavant à son bébé, a indiqué jeudi soir le procureur de la ville, Eric Brouillard. "C'est une piste sérieuse" mais il est "beaucoup trop tôt pour dire que c'est la piste principale", a souligné Eric Brouillard, qui a saisi "en urgence" un laboratoire.
Le 5 janvier, Nestlé, avait engagé un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz et Nidal à cause de la présence potentielle de "céréulide" dans ces produits pourtant très contrôlés.
"La céréulide est une toxine susceptible d’entraîner principalement des troubles digestifs, tels que des vomissements ou des diarrhées. À ce stade, il n’a pas été mis en évidence de lien de causalité entre la consommation des laits infantiles concernés et la survenue de symptômes chez des nourrissons", a indiqué le ministère dans son communiqué.
S'adressant aux parents qui donnent du lait en poudre à leurs bébés, Stéphanie Rist a conseillé vendredi de "vérifier" si leurs boîtes de lait ont été rappelées sur le site "rappel conso". "Si jamais c'est le cas, il faut la mettre de côté et acheter une autre boîte de lait", a-t-elle dit.
"Si jamais le lait a été consommé hier ou avant-hier, s'il n'y a pas de signe, il n'y a pas de problème. Si jamais il y a des nausées, vomissements, des diarrhées, (...) ce qui est très fréquent en ce moment, parce qu'il y a des gastro-entérites, on ne s'inquiète pas outre mesure, mais si les symptômes existent et que le lait a été consommé d'une boîte qui devait être retirée, dans ces cas-là, (il faut) aller consulter le médecin", a-t-elle poursuivi.
Les laits potentiellement contaminés ont été "retirés" du marché, a-t-elle par ailleurs assuré.
[avec AFP]
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