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Moins de tabac, plus d'alternatives : bilan du rapport 2025 sur le tabagisme en France
Le bilan annuel sur le tabagisme de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, montre une baisse de la vente de tabac en France. Le vapotage et le recours au sevrage est aussi passer à la loupe. On vous résume.
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Le volume de tabac vendu dans le réseau des buralistes a diminué de 8,2 % par rapport à 2024, selon le bilan annuel sur le tabagisme de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Classiques, électroniques ou à rouler, les cigarettes séduisent moins qu'il y a une vingtaine d'années. Le tabagisme occasionnel et quotidien sont en nette baisse par rapport à 2021, une tendance amorcée dès 2016. Et bien que les données n'aient pas été recalculées en tout point cette année, en 2024 : moins d'un adulte de 18 à 75 ans sur cinq déclarait fumer quotidiennement en 2024. Soit, la prévalence la plus faible jamais enregistrée depuis 2000.
Malgré la diminution des volumes de vente, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025. Des recettes quasi-stable depuis 2017. En effet, si le prix du tabac a augmenté en 2024, en 2025 le prix moyen du paquet de cigarettes de la marque la plus vendue est passé de 12,54 euros à 13 euros. Le prix du tabac à rouler est resté inchangé sur les mêmes périodes et dans les mêmes conditions.
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la plus grande consommatrice de tabac avec 700 g par habitant contre 240 g dans le Grand Est, la région la moins consommatrice. Par ailleurs, dans les zones frontalières, la baisse des ventes de tabac est freinée par un retour des acheteurs vers la France, après le relèvement des taxes chez les voisins européens.
Vapotage et alternatives
La tendance à la baisse la plus flagrante s'illustre chez les adolescents. En 15 ans, la consommation de tabac a diminué de 25% chez les lycéens. Toutefois, le vapotage progresse chez les jeunes, avec une consommation quotidienne à hauteur de 6,8 % en 2024 contre 3,8 % en 2022. Si le vapotage est plus fréquent chez les jeunes adultes, il touche toutes les franges de la population (la consommation chez les adultes a augmenté de 3,4 % sur la même période). Et ce malgré les alertes sanitaires, lancées dès 2023, concernant les risques d’intoxication liés à la toxicité des puffs.
L'offre de vapotage s'est développée et diversifiée, à la fois dans les contenants (design des produits), les contenus (e-liquides) et les stratégies de promotion. Le marché a presque doublé : 830 millions d'euros à 1,6 milliards d'euros sur la période 2020–2025. D'autres produits du tabac (narguilé, tabac à pipe, à tuber, blunts etc.) représentent 8% de parts de marché en 2025, contre 3 % en 2017.
Patchs et sevrage
Entre 2024 et 2025, le rapport indique que l’utilisation de l’aide au sevrage augmente toujours. En témoigne dans l’augmentation des ventes et des remboursements des traitements de substitution nicotinique (+7 % de ventes de traitements), portés principalement par les substituts sous forme orale, puis par les patchs. L'observatoire note également une augmentation de 5,2 %, entre 2024 et 2025, du recours aux lignes d’écoute d’aide à l’arrêt. À noter que l’opération #MoisSansTabac, menée au cours de la période 2016-2019, a enregistré environ 1,8 million de tentatives d’arrêt.
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