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"Nous voulons éviter une troisième vague, celle de la santé mentale", alerte Véran

19/11/2020 Par Louise Claereboudt
Santé publique
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Lors d’une visite sur une plateforme d'écoute destinée aux adolescents et aux jeunes adultes, mercredi 18 novembre, le ministre de la Santé a déclaré que le Gouvernement craignait une troisième vague qui serait celle “de la santé mentale”.   Alors que le directeur général de la Santé Jérôme Salomon évoquait mardi, une “augmentation importante des états dépressifs”, qui ont touché deux fois plus de personnes début novembre par rapport à fin septembre, le ministre de la Santé a déclaré, ce mercredi, que le Gouvernement souhaitait éviter une “troisième vague”, celle de la “santé mentale”. En visite sur la plateforme “Fil santé jeunes”, un dispositif d'écoute pour les adolescents et jeunes adultes, il a indiqué qu’il fallait être “extrêmement attentif” et “plus que jamais venir en aide à celles et ceux qui ressentent le poids de la solitude”. “Ils ne sont pas seuls, il existe des structures pour les aider, les écouter. Il n'y a jamais rien de bénin quand on ressent de la souffrance”, a-t-il déclaré.

La plateforme “Fil Santé jeunes”, joignable gratuitement au 0 800 235 236, reçoit près de 140 appels chaque jour de jeunes, de 12 à 25 ans, en détresse. Pendant le premier  confinement se sont 1.300 mails qui sont arrivés dans leur boîte de réception. “Ce sont surtout des étudiants, [...] dont les établissements sont fermés et qui sont isolés, qui nous appellent en ce moment alors que pendant le premier confinement, nous avions davantage de lycéens, d'adolescents”, a expliqué sa directrice générale, Mirentxu Bacquerie, lors de la visite du ministre. Contactée par l’AFP, Capucine Dubois, l’une des responsables, a affirmé qu’il y avait un “vrai besoin d'écoute pour ces jeunes”. “Pour ceux qui allaient mal avant, la situation actuelle empire les symptômes. D’autres connaissent des déprimes assez marquées”, a-t-elle précisé.

    [avec AFP]

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